(Ottawa) La Chambre de commerce du Canada appelle le gouvernement fédéral à livrer un message clair et cohérent au sujet des commerces qui devraient demeurer ouverts et de ceux qui devraient fermer leurs portes en raison de la pandémie.

Laura Osman
La Presse canadienne

Certains types de commerces ont été forcés de cesser leurs activités par les autorités provinciales, mais ces interdictions varient d’une juridiction à l’autre à travers le pays.

L’Ontario et l’Alberta ont ordonné la fermeture des salles à manger et des bars, alors que le Québec a fermé les bars, mais maintient les restaurants ouverts en limitant l’achalandage.

Les autres provinces n’ont pas jugé nécessaire d’imposer de telles restrictions, ce qui rendrait le message confus pour les gens d’affaires qui ont de la difficulté à comprendre quelles sont les bonnes pratiques à adopter pour s’assurer de protéger leur personnel et les clients contre la COVID-19.

« Les commerçants ont besoin de meilleures directives du fédéral pour éviter la confusion, a réclamé mercredi le président de la Chambre de commerce du Canada Perrin Beatty. Ce que les commerçants recherchent, c’est plus de cohérence. »

Actuellement, l’Agence de la santé publique du Canada et la ministre de la Santé du Canada conseillent les provinces, mais chacune d’entre elles est ultimement responsable de prendre ses propres décisions.

De l’avis de Perrin Beatty, ces différences entre provinces deviennent encore plus contrariantes pour les entreprises qui sont actives dans plusieurs provinces. Il ajoute que la décision de fermer volontairement ses portes peut devenir difficile à prendre, pour des raisons financières, sans une consigne directe du gouvernement fédéral.

Les autorités canadiennes disent agir en coordination avec les provinces, mais que le contexte local demeure important.

Pour Ottawa, ces décisions devraient être prises en s’appuyant sur la réalité observée sur le terrain, dont le nombre de personnes infectées qui varie d’une région à l’autre.