L’épicier Metro voit des économies de coûts de main-d’œuvre grâce à ses caisses libre-service, a indiqué mardi son chef de la direction, alors que la société dévoilait des résultats trimestriels inférieurs aux attentes des analystes.

Aleksandra Sagan La Presse canadienne

Metro a fait état de dépenses atteignant 202 millions en salaires et avantages sociaux pour le trimestre clos le 21 décembre. Cela représente une baisse par rapport au montant de 206,4 millions inscrit dans la même colonne un an plus tôt.

La baisse se résume à « de bons chiffres de productivité », a observé le directeur financier, François Thibault, lors d’une conférence téléphonique avec des analystes.

Les caisses libre-service de l’entreprise, maintenant présentes dans plus de 100 de ses épiceries, ainsi que les étiquettes électroniques des étagères contribuent à cette productivité, a expliqué le chef de la direction, Eric La Flèche.

« Nous n’en sommes qu’aux premiers jours » de la technologie, a-t-il ajouté, « mais elle nous permet certainement d’atteindre nos objectifs, à cette étape, en ce qui a trait à l’utilisation par les clients et aux heures économisées ».

Il y a encore du travail à faire, a poursuivi M. La Flèche, « mais elle produit et produira les économies que nous espérons » et contribuera à l’amélioration des salaires et des avantages sociaux.

Toute la technologie de caisse automatique de l’entreprise est actuellement concentrée dans ses épiceries – principalement dans ses établissements de l’enseigne Metro. Cependant, M. La Flèche a indiqué qu’il était possible que l’entreprise le déploie dans certaines de ses pharmacies, qui comprennent les enseignes Jean Coutu et Brunet.

La société a déjà indiqué qu’elle prévoyait d’ajouter des caisses libre-service à 100 autres épiceries pendant l’exercice en cours, notamment en raison des conditions resserrées du marché du travail.

Au cours du dernier trimestre, Metro a réalisé des ventes de 4,03 milliards, contre 3,98 milliards au même trimestre de l’année précédente.

Les ventes des magasins d’alimentation ouverts depuis au moins un an, une mesure clé du commerce de détail, ont augmenté de 1,4 %, a indiqué la société. La même mesure dans ses pharmacies a bondi de 3,6 %.

La société a affiché un bénéfice de 170,2 millions, ou 67 cents par action, au plus récent trimestre, contre un bénéfice de 203,1 millions, ou 79 cents par action, au même trimestre de l’année précédente. Les résultats de l’an dernier avaient été gonflés par la vente d’un investissement dans Colo-D.

Sur une base ajustée, Metro a gagné 180,9 millions, ou 71 cents par action, au cours du trimestre, en hausse par rapport à un bénéfice ajusté de 172,2 millions, ou 67 cents par action, un an plus tôt.

Les analystes s’attendaient en moyenne à un bénéfice de 74 cents par action, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

Ces résultats ne sont « pas tout à fait propres », a écrit Irene Nattel, analyste de RBC Dominion valeurs mobilières, dans une note, ce qui, selon elle, est « inhabituel pour cette société ».

Elle a noté que les analystes avaient également prévu une croissance des ventes comparables ajustées légèrement supérieure, à 2,8 %.

« Compte tenu de la longue expérience de l’entreprise en matière de performances constantes, nous sommes prêts à accorder à (Metro) le bénéfice du doute », a écrit Mme Nattel.

Elle a dit attribuer les ratés du premier trimestre à plusieurs choses, y compris un changement de calendrier, et reste confiante dans la capacité de l’entreprise à livrer de solides résultats.

L’épicier a également annoncé une augmentation de son dividende trimestriel, lequel passera à 22,5 cents par action, comparativement à celui de 20 cents par action précédemment en vigueur.