(Washington) Xerox, un ancien de la tech américaine qui a donné ses lettres de noblesse à la photocopieuse, veut racheter HP, héritier de l’entreprise fondatrice de la Silicon Valley, pour quelque 27 milliards de dollars, affirment mercredi le Wall Street Journal et la chaîne CNBC.

Agence France-Presse

Selon les deux médias, Xerox a l’intention de faire une offre en numéraire et en action et le sujet a été discuté mardi lors d’une séance de son conseil d’administration.

Toutefois, les sources anonymes du WSJ, qui a été le premier à donner l’information, indiquent qu’il n’y a aucune certitude sur une offre ou son éventuel succès.

La vénérable entreprise, fondée en 1906 sous le nom de Haloid avant de devenir Haloid Xerox en 1958, a lancé un an plus tard le premier photocopieur automatique et utilisant du papier standard.  

Un succès si spectaculaire que « to xerox » est devenu un verbe synonyme de photocopier aux États-Unis.

Aujourd’hui, l’entreprise n’est que le pâle reflet de sa splendeur passée et continue de fabriquer des imprimantes et des photocopieurs essentiellement pour des entreprises en leasing.

L’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires d’un peu moins de 10 milliards de dollars en 2018, le dernier exercice plein pour un bénéfice opérationnel de 192 millions de dollars.

HP, qui est issu de la scission de Hewlett-Packard – la première des grandes sociétés high-tech, née dans un garage dans ce qui allait devenir la Silicon Valley – a un chiffre d’affaire presque 6 fois plus élevé que Xerox pour une capitalisation boursière trois fois plus importante à 28 milliards de dollars contre 8 milliards environ.

Le titre de HP, qui fabrique des ordinateurs de bureau et portables ainsi que des imprimantes et des services aux entreprises, gagnait 11 % à Wall Street et Xerox 2,25 % vers 10 h 40.