Une équipe de chercheurs de l'École de gestion Telfer, à l'Université d'Ottawa, lance un projet de recherche visant à faciliter les conversations entre employeurs et employés au sujet de la santé mentale.

Mis à jour le 30 janv. 2019
LA PRESSE CANADIENNE

Le directeur du projet de recherche, Laurent Lapierre, a expliqué que l'objectif principal consiste à déterminer comment les gestionnaires peuvent instaurer un climat favorable dans lequel les employés oseront parler plus librement de leurs soucis en matière de santé mentale.

La peur d'être étiqueté, jugé et en butte à la discrimination peut décourager les employés à discuter de leur santé mentale dans leur milieu de travail. Pourtant, la divulgation volontaire peut aider les employeurs à fournir aux employés le soutien et les mesures d'adaptation dont ils ont besoin.

L'étude tentera de dégager des moyens précis que les gestionnaires pourront mettre en oeuvre pour atténuer cette stigmatisation. L'équipe souhaite proposer aux employés, à partir de ses observations, des recommandations sur le meilleur moment et la meilleure manière de demander de l'aide. Elle compte aussi élaborer un guide à l'intention des gestionnaires quant aux gestes concrets permettant d'instaurer un environnement de travail où les employés se sentent en sécurité, épaulés et bien outillés.

Chaque année, selon la Commission de la santé mentale du Canada, un Canadien en âge de travailler sur cinq sera aux prises avec la dépression, l'anxiété ou une autre forme de maladie mentale. Environ 30 % des demandes de prestation d'invalidité à court et à long terme en découlent, représentant plus de 6 milliards par an en perte de productivité, en absentéisme et en roulement de personnel.

Sur internet (en anglais seulement) :

http://sites.telfer.uottawa.ca/mentalhealth/?lang=fr