(San Francisco) Le patron de Google, Sundar Pichai, a admis lors d’une réunion interne « avoir vraiment du mal à (mettre en place) la transparence à grande échelle », d’après un article publié vendredi par le Washington Post.

Agence France-Presse

Interrogé sur la confiance entre les dirigeants du géant des technologies et les employés, Sundar Pichai a répondu que la confiance était « l’une des choses les plus fondamentales pour l’entreprise », selon un enregistrement audio obtenu par le quotidien américain.

La réunion, qui a eu lieu jeudi au siège de Google à Mountain View (Californie), a notamment abordé la question d’un nouvel outil utilisé en interne qui permet de repérer les réunions organisées par des employés.  

Certains se sont inquiétés de ce qu’ils perçoivent comme une tentative de les espionner ou de décourager des actions syndicales, tandis que Google leur a assuré qu’il s’agissait simplement d’un moyen de réduire le nombre de spams.

« J’essaie de comprendre quand je sens que quelque chose entraîne une rupture de confiance », a déclaré Sundar Pichai. « C’est devenu plus difficile à la taille où nous sommes aujourd’hui, avec le nombre de personnes que nous ajoutons chaque année ».

Alphabet, la maison-mère de Google, emploie plus de 100 000 personnes dans le monde.

« Nous avons vraiment du mal à (mettre en place) la transparence à grande échelle, surtout quand tout ce que nous faisons ne reste pas nécessairement entre ces murs », a-t-il ajouté, en référence aux fuites dans la presse.

Contacté par l’AFP, Google n’a pas confirmé l’authenticité de la bande-son.

En novembre 2018, des milliers d’employés de Google avaient observé un arrêt de travail pour dénoncer la gestion du harcèlement sexuel au sein de l’entreprise.  

Le mouvement social faisait suite à un article du New York Times (NYT) qui affirmait que Google avait couvert ces dernières années une série de cas de harcèlements sexuels impliquant des hauts responsables.