La banque d'investissement américaine Goldman Sachs a affiché mercredi une perte de 1,93 milliard US pour son quatrième trimestre, ce qu'elle a attribué à l'inscription d'une charge de plus de 4 milliards US liée à la réforme fiscale adoptée par le Congrès le mois dernier.

Ken Sweet ASSOCIATED PRESS

Il s'agissait de la première perte trimestrielle de la banque en plus de six ans.

Goldman a perdu 5,51 $ US par action, ce qui se compare à un bénéfice de 2,35 milliards US, ou 5,08 $ US par action, pour la même période un an plus tôt. En excluant les charges non récurrentes, la banque a réalisé un bénéfice de 5,68 $ US par action, surpassant les attentes des analystes.

Comme les autres banques, Goldman a dû inscrire à ses comptes des dépréciations d'actifs de plusieurs milliards de dollars en raison de la nouvelle loi fiscale, ce qui a entraîné une perte trimestrielle. Elle a dû tenir compte de charges de 3,32 milliards US liés à des profits étrangers maintenant imposables en vertu de la loi, et d'autres de 1,1 milliard US liées à des actifs d'impôts futurs accumulés dans la foulée de la crise financière.

Pour l'ensemble des activités de la banque, les revenus ont diminué à 7,83 milliards US, comparativement à 8,17 milliards US un an plus tôt.

Outre l'impact de la réforme fiscale, les résultats de Goldman ont été minés par la performance relativement faible de ses pupitres de négociation, habituellement un de ses secteurs les plus solides.

Le segment de Goldman qui s'occupe des activités de négociation a eu des revenus nets de 2,37 milliards US au quatrième trimestre, ce qui représentait une baisse de 34 % par rapport à la même période un an plus tôt. Les revenus nets de la négociation de titres à revenus fixes, de devises et de matières premières ont chuté de 50 %.

Les services-conseils de la firme ont compensé la faible performance des activités de négociation. Les revenus de services de banque d'investissement ont totalisé 2,14 milliards US, un chiffre en hausse de 44 % par rapport à l'année précédente.

La banque a mis de côté moins d'argent par employé qu'à l'habitude pour sa rémunération, probablement en raison de la faible performance de ses pupitres de négociation. La structure de rémunération de Goldman Sachs repose grandement sur les primes annuelles versées à ses employés en fonction de leur performance. Les dépenses en rémunération pour l'ensemble de l'exercice ont progressé de deux pour cent à 11,85 milliards US par rapport à l'année précédente, mais la taille de l'effectif de Goldman était supérieure de 6 % à celle de l'exercice précédent.