Les prix des aliments, en particulier ceux de la viande, ont commencé à reculer après avoir récemment touché des sommets, et les détaillants en alimentation comme Loblaw doivent maintenant s'ajuster à ce nouvel environnement.

Mis à jour le 16 nov. 2016
LA PRESSE CANADIENNE

«Au cours du trimestre, nous avons vu le marché de l'épicerie passer d'un environnement inflationniste à un environnement déflationniste», a expliqué le président du conseil et président des Compagnies Loblaw, Galen Weston, lors d'une conférence téléphonique avec des analystes pour discuter des plus récents résultats de l'entreprise.

La «plus grande force» derrière ce changement de contexte est probablement la forte inflation de l'an dernier, a estimé M. Weston.

Il est difficile pour l'inflation de progresser après une année pendant laquelle elle a été si forte, a expliqué le porte-parole de Loblaw, Kevin Groh. Au troisième trimestre de l'an dernier, l'inflation des aliments avait atteint près de 4 %.

Selon M. Weston, Loblaw a remarqué que les consommateurs avaient tendance à se retourner vers des produits moins dispendieux pendant les périodes de forte inflation.

«Nous réduisons les prix pour voir si nous pouvons attirer le consommateur de nouveau», a-t-il indiqué, avant d'ajouter que Loblaw obtenait un certain succès avec cette stratégie.

Loblaw reste positif vis-à-vis de la gestion dans un environnement déflationniste, et la société établie à Brampton, en Ontario, a affiché mercredi un bénéfice du troisième trimestre plus que deux fois plus important que l'an dernier.

Elle a notamment attribué ce résultat à l'amélioration des ventes et une diminution des frais de restructuration.

La société mère de la chaîne d'épiceries Loblaws et des pharmacies Shoppers Drug Mart - respectivement exploitées sous les bannières Provigo et Pharmaprix au Québec - a affiché un bénéfice attribuable aux actionnaires de 419 millions $, soit 1,03 $ par action, au plus récent trimestre. En comparaison, elle avait engrangé un profit de 166 millions $, ou 40 cents par action, au cours de la même période l'an dernier.

En excluant les charges de restructuration et les autres éléments non récurrents, le bénéfice ajusté de Loblaw a atteint 512 millions $, ou 1,26 $ par action, comparativement à celui de 408 millions $, ou 98 cents par action, du troisième trimestre de 2015.

Les revenus du trimestre clos le 8 octobre se sont chiffrés à 14,14 milliards $, alors qu'ils avaient été de 13,95 milliards $ un an plus tôt.

Les ventes des épiceries ouvertes depuis au moins un an se sont appréciées de 1,4 % au plus récent trimestre, en excluant les recettes des stations-service. Les ventes totales des pharmacies ont gagné 2,8 %, tandis que celles des établissements Shoppers ouverts depuis au moins un an ont gagné 1,6 %.

L'action des Compagnies Loblaw a avancé mercredi de 2,11 $, soit 3,3 %, à la Bourse de Toronto, pour clôturer à 66,91 $.