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PepsiCo porté par les consommateurs américains

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Les revenus générés par les boissons en Amérique du Nord (États-Unis, Canada, Mexique) ont atteint 4,36 milliards de dollars au premier trimestre achevé le 19 mars, en hausse de 1,5 %.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Le producteur de boissons non-alcoolisées PepsiCo a dépassé les attentes au premier trimestre, grâce aux Américains dont l'appétit pour ses croustilles et ses sodas a permis de compenser le recul de la demande en Europe et en Amérique latine.

Le fabricant des jus de fruits Tropicana, qui se diversifie pour moins dépendre des sodas, a enregistré un résultat net trimestriel de 931 millions de dollars, en recul de 24 % sur un an.

Cette baisse est due principalement à une charge de 373 millions de dollars de dépréciation de sa participation dans le groupe Tingyi Asahi Beverages, indique le producteur de Pepsi.

À Wall Street, le titre prenait 0,85 % à 104,65 dollars vers 8 h 25 dans les échanges électroniques de préséance, les investisseurs saluant les premiers résultats des efforts de diversification du groupe.

En effet, les ventes en Amérique du Nord des croustilles Frito-Lays et des populaires Doritos - désormais 29 % du chiffre d'affaires - ont augmenté de 3 % à 3,42 milliards de dollars.

PepsiCo a lancé aux États-Unis différentes saveurs des Doritos dont Cheetos Sweetos, une version sucrée, et Rold Gold Dipper, une déclinaison également sucrée de ses Pretzel.

« Nous avons élargi notre portefeuille pour réduire notre dépendance aux sodas », avance le groupe, soulignant que les sodas Pepsi ne représentent plus que 12 % de ses ventes. PepsiCo produit entre autres les boissons vitaminées Gatorade et les céréales Quaker Oats.

Les revenus générés par les boissons en Amérique du Nord (États-Unis, Canada, Mexique) ont atteint 4,36 milliards de dollars au premier trimestre achevé le 19 mars, en hausse de 1,5 %.

PepsiCo réussit mieux que Coca-Cola à résister à la défiance exprimée par les consommateurs américains à l'encontre des sodas liés à des maladies telle l'obésité.

Objectif confirmé

Dans l'ensemble, le chiffre d'affaires a diminué de 2,9 % à 11,86 milliards de dollars contre 11,88 milliards anticipés par les marchés, en raison de l'appréciation du dollar.

Les revenus ont en effet augmenté de 3,5 % à taux de change constants, souligne PepsiCo.

Multinationale qui vend ses sodas et ses croustilles à travers le monde, PepsiCo paie la vigueur du dollar face aux autres devises qui se traduit par une diminution de ses revenus réalisés hors des États-Unis. Environ 29 % des revenus du premier trimestre proviennent des ventes hors Amérique du nord.

Outre le dollar, PepsiCo reste également affecté par la déconsolidation de ses opérations au Venezuela et des dépréciations d'actifs en Russie.

Les revenus ont baissé de 9 % dans la région Europe/Afrique subsaharienne, de 26 % en Amérique latine et de 1 % en Asie/Moyen-Orient/Afrique du nord.

« Nous avons bien débuté l'année ce qui nous donne confiance pour atteindre nos objectifs financiers annuels », a toutefois insisté lundi la PDG, Indra Nooyi.

Le groupe n'a pas pour autant relevé sa prévision d'un bénéfice par action 2016 de 4,66 dollars, en hausse de 2 % comparé à 2015. Les analystes espèrent jusqu'à présent 4,70 dollars.

PepsiCo, qui veut économiser 5 milliards de dollars d'ici 2019, compte sur son plan de réductions de coûts de 1 milliard de dollars par an.

Les dépenses opérationnelles ont toutefois augmenté de 3,61 % lors des trois derniers mois, en raison d'une hausse de l'enveloppe destinée au marketing des nouveaux produits.




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