L'action du conglomérat industriel américain United Technologies bondissait à Wall Street lundi sur des rumeurs de fusion avec son concurrent Honeywell.

Publié le 22 févr. 2016
AGENCE FRANCE-PRESSE

United Technologies progressait de 6,43% à 93,90 dollars vers 14h30 après que la chaîne de télévision financière CNBC a fait état de discussions entre les deux groupes qui se seraient tenues ces derniers mois. Honeywell perdait pour sa part 1,35% à 105,82 dollars.

Contactés par l'AFP, les deux groupes se sont refusés à tout commentaire.

United Technologies (UTC) et Honeywell sont tous les deux présents dans l'industrie aéronautique, avec notamment les moteurs d'avions Pratt&Whitney pour le premier, ainsi que l'automation, les systèmes d'air conditionné et les ascenseurs (Otis, possédé par UTC).

Honeywell et UTC avaient déjà discuté d'une fusion en 2000, mais le premier avait finalement privilégié un rapprochement avec General Electric. Les autorités européennes de la concurrence s'étaient toutefois opposées en 2001 au rapprochement entre Honeywell et General Electric.

UTC a de son côté cédé l'an dernier au groupe Lockheed-Martin sa division Sikorsky (hélicoptères).

Les deux groupes auraient un chiffre d'affaires combiné de l'ordre de 95 milliards de dollars, pour une capitalisation boursière de près de 160 milliards de dollars et plus de 325 000 employés.

CNBC cite à l'appui de ses informations des sources proches du dossier et indique qu'un tel rapprochement pourrait susciter l'opposition de constructeurs d'avions comme Airbus et Boeing, qui se fournissent auprès des deux groupes. Il devrait aussi subir un examen approfondi des autorités de la concurrence américaines et européennes.

Toujours selon CNBC, c'est Honeywell qui aurait initié les discussions les plus récentes mais United Technologies avait de son côté approché Honeywell auparavant. Cette dernière approche d'Honeywell aurait notamment été provoquée par le fait que l'action d'United Technologies a perdu plus de 12% de sa valeur entre début novembre et vendredi alors que celle d'Honeywell est restée stable sur la même période, rendant les termes d'une éventuelle fusion plus favorables à Honeywell.