Stingray ne changera pas le modèle de son application de musique

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«Nous surveillons de près les possibilités d'acquisition, a souligné son président et chef de la direction, Éric Boyko. Grâce à notre situation financière solide, nous sommes bien placés pour suivre notre modèle d'affaires.»

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Le fournisseur de services musicaux Groupe Stingray Digital (T.RAY.A) n'a pas l'intention changer la formule de son service de lecture de musique en continu lorsqu'il sera déployé en Amérique latine ainsi qu'en Europe en 2016.

Lancé en juillet au Canada, Stingray Vibes - une application sans publicité pour appareils mobiles - ne permet pas aux utilisateurs de choisir de chansons en particulier, contrairement à Spotify, Apple Music ou Google Play Music, par exemple.

«Nous nous adressons à 90 % de la population avec notre modèle», a expliqué jeudi le président et chef de la direction de Stingray, Éric Boyko, au cours d'un entretien téléphonique.

Celui-ci a également commenté la performance financière du fournisseur québécois de services musicaux, qui a plus que triplé ses profits au deuxième trimestre en plus de voir ses revenus bondir de 24 %.

Au deuxième trimestre, 8 % des 25 millions d'abonnés canadiens de l'entreprise ont utilisé l'application Stingray Vibes, qui sera disponible en Amérique latine en janvier et Europe en avril.

Outre des taux plus avantageux en ce qui a trait aux droits d'auteur, M. Boyko a également cité la féroce concurrence dans le secteur de la diffusion musicale en continu pour justifier le modèle de service de lecture de musique.

«Google et Apple sont les deux plus gros joueurs technologiques sur terre, a-t-il indiqué. Comme entrepreneur, je serais un peu nerveux de me battre contre eux.»

Stingray Vibes estime se distinguer de ses concurrents en permettant à ses auditeurs de plonger dans un style musical distinct même s'ils ne savent pas exactement ce qu'ils veulent entendre.

Ce service permet aux mélomanes d'écouter plus de 1500 chaînes de musique en tous genres, sans interruption.

Au deuxième trimestre, Stingray a réalisé un bénéfice net de 9,2 millions $, ou 18 cents par action, contre 2,1 millions $, ou six cents par action, à la même période en 2014.

Ce résultat s'explique entre autres par une augmentation de la valeur d'un placement dans l'entreprise AppDirect ainsi que par un désendettement attribuable à l'entrée en Bourse de juin dernier.

Stimulés par les acquisitions, les revenus de l'exploitant des chaînes musicales Galaxie, Concert TV et Karaoke Channel se sont établis à 21,3 millions $, en hausse de 24 %.

Les recettes internationales ont contribué à hauteur de 39 % au chiffre d'affaires. D'ici trois ans, Stingray aimerait que cette proportion atteigne les trois quarts des revenus.

«Notre croissance naturelle passe par l'international», a souligné M. Boyko, qui dit travailler sur des occasions d'acquisitions aux États-Unis, au Mexique, au Brésil, en Afrique du Sud ainsi qu'en Australie.

Stingray a par ailleurs accentué sa présence mondiale grâce à la conclusion récente d'un partenariat avec Multi Channels Asia (MCA), un distributeur asiatique de réseaux thématiques de télévision payante établi à Singapour.

Selon M. Boyko, MCA fait affaire avec quelque 80 millions d'abonnés.

«L'Asie, c'est un marché qui représente 500 millions des 800 millions d'abonnés à travers le monde, a-t-il expliqué. On voulait se positionner là-bas. Nous avions besoin de gens qui connaissent le terrain.»

Exception faite des éléments non récurrents, le bénéfice ajusté de Stingray (TSX:RAY.A) a été de 6,2 millions $, ou 12 cents par action, en progression de 29,1 %.

En date du 30 septembre, l'entreprise disposait de 1,5 million $ en liquidités en plus d'une facilité de crédit renouvelable de 100 millions $ afin de l'aider dans sa croissance.

Stingray dit rejoindre quelque 135 millions d'abonnés de télévision payante à travers 127 pays. La société compte plus de 235 employés répartis principalement à Montréal, Toronto, Miami, Londres, Amsterdam et Tel-Aviv.




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