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Le ventes de Nestlé en baisse

Pour 2015, Nestlé vise désormais une croissance organique... (PHOTO DENIS BALIBOUSE, ARCHIVES REUTERS)

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Pour 2015, Nestlé vise désormais une croissance organique d'environ 4,5 %, alors qu'il plaçait encore la barre à 5 % à la fin du premier semestre.

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Agence France-Presse
ZURICH

Le géant suisse de l'alimentation Nestlé a publié vendredi des ventes sur neuf mois inférieures aux attentes, et a abaissé son objectif annuel de croissance organique après avoir été impacté par la Chine et le rappel des nouilles instantanées Maggi en Inde.

De janvier à fin septembre, son chiffre d'affaires a atteint 64,9 milliards de francs suisses (87,7 milliards de dollars), a indiqué le groupe dans un communiqué, ce qui correspond à une baisse de 2 % par rapport à la période équivalente l'an passé.

Les effets de change ont de nouveau pesé lors de la conversion des comptes en francs suisses, réduisant les recettes à hauteur de 6,7 %, a quantifié le groupe connu pour ses aliments pour bébé et ses dosettes de café Nespresso.

Sa croissance organique, considérée comme l'étalon de mesure de sa performance, s'est quant à elle établie à 4,2 %. Celle-ci reflète l'évolution des ventes hors effets de change ainsi que d'acquisitions et cessions.

Les analystes interrogés par l'agence AWP tablaient en moyenne sur un chiffre d'affaires de 65,5 milliards et une croissance organique de 4,7 %.

«Dans l'ensemble, la croissance organique est en deçà de nos attentes», a déclaré Paul Bulcke, le directeur général du groupe suisse, cité dans le communiqué.

Pour 2015, Nestlé vise désormais une croissance organique d'environ 4,5 %, alors qu'il plaçait encore la barre à 5 % à la fin du premier semestre.

À 5 h 33, le titre perdait 2,13 % à 73,55 francs suisses alors que l'indice SMI des valeurs vedettes de la place suisse s'apprécie de 0,79 %.

«Cette coupe dans les perspectives annuelles n'est pas si sévère en tant que telle mais est inhabituelle pour Nestlé», a commenté Michael Romer, analyste chez J. Safra Sarasin dans une note.

Comme d'autres analystes, il a relevé que le ralentissement de la croissance s'expliquait en partie par le tassement des hausses de prix. Sur neuf mois, elles ont contribué aux ventes à hauteur de 2,2 %, contre 2,8 % à la fin du premier semestre.

Le groupe a attribué ce repli à une série de facteurs exceptionnels, liés au rabais sur les prix consentis aux États-Unis sur les produits de Nestlé Skin Health, ses activités de soin de la peau, et à l'impact du rappel des nouilles instantanées Maggi en Inde.

Le groupe basé à Vevey, sur les rives du lac Léman, avait été contraint d'organiser une vaste opération pour retirer ces produits des rayons après la découverte d'une teneur en plomb supérieure aux niveaux autorisés dans certains échantillons.

Mi-août, il a entre-temps reçu une décision favorable de la Haute Cour de Bombay, mais le manque à gagner sur les ventes a eu un impact significatif sur la croissance dans l'Asie du Sud.

Les répercussions de ce retrait, combinés à la lenteur de la reprise en Chine, ont pesé sur croissance organique de la région Asie, Océanie et Afrique subsaharienne, où elle s'est contractée de 0,5 %.

Nestlé a en revanche vu sa croissance s'accélérer dans la région Amériques, à 5,8 % (contre 5,2 % à la fin du premier semestre), alors que la relance de ses activités de surgelés aux États-Unis commence à produire ses effets.

Ses activités ont également continué de se redresser dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique du Nord, la croissance organique atteignant 4,1 % (contre 3,8 % trois mois plus tôt).

Pour l'Europe de l'Ouest, Nestlé a mis en lumière en particulier sa marque de café Nescafé Dolce Gusto et ses produits pour animaux de compagnie, qui ont contribué à une solide performance en Grande-Bretagne et à la croissance en France.

«Les tendances sur les marchés développés restent difficiles», ont commenté les analystes de Liberum, tout en jugeant la performance de la région Europe, Moyen-Orient et Afrique du Nord «solide».

Jeudi, le groupe anglo-néerlandais Unilever a fait état de ventes en hausse de 9,4 % pour le troisième trimestre grâce à des variations de change en sa faveur et de fortes ventes de crème glacée durant la saison estivale.

Son directeur général, Paul Polman a toutefois évoqué une faiblesse des marchés à travers le monde, avec aucun «signe immédiat» de soutien qui serait lié à une embellie économique.




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