Le groupe industriel américain Honeywell a relevé vendredi sa prévision de bénéfice annuel, mais a abaissé celle de chiffre d'affaires, après des résultats trimestriels meilleurs que prévu.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Au deuxième trimestre, le bénéfice net du fabricant d'équipements aéronautiques et d'automatismes industriels a progressé de 8 % à 1,1 milliard de dollars.

Le bénéfice par action, qui sert de référence à Wall Street, a dépassé de 2 cents la prévision moyenne des analystes, à 1,38 dollar.

Le chiffre d'affaires a pour sa part progressé de 6 % à 10,25 milliards de dollars, légèrement au-dessus du consensus de 10,19 milliards.

«Nos activités à cycles courts, en particulier l'énergie, la sécurité et les technologies liées aux moteurs bénéficient d'une amélioration sur les marchés finaux, de l'introduction de nouveaux produits et de notre expansion géographique, tandis que nos activités à cycles longs affichent des commandes solides, soutenues par des tendances macroéconomiques favorables et de bons gains de contrats», a commenté le PDG Dave Cote, cité dans le communiqué.

Pour l'ensemble de l'année, Honeywell vise désormais un bénéfice par action situé entre 5,45 et 5,55 dollars, contre une limite basse fixée jusque là à 5,40 dollars. C'est la deuxième fois cette année que cette prévision est relevée. Les analystes continuent de tabler sur le haut de cette fourchette avec 5,54 dollars attendus en moyenne.

Le groupe n'attend plus en revanche que 40,2 à 40,4 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel, contre 40,3 à 40,7 milliards espérés auparavant. C'est désormais en-dessous des 40,69 milliards escomptés par le marché.

Au deuxième trimestre, les ventes ont stagné dans l'aéronautique, où la hausse de l'activité pour l'aviation civile a été annulée par des baisses dans la défense et l'espace, à presque 3 milliards de dollars.

Elles ont en revanche progressé de 10 % à 3,6 milliards dans les automatismes et systèmes de contrôle, de 8 % à 1 milliard de dollars dans les transports (produits réfrigérants pour moteurs, plaquettes de freins...) et de 6 % à 2,6 milliards dans la division «Matériaux de performance et technologies» (produits et services à destination entre autres du secteur pétrochimique).