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Bombardier et Triumph règlent leurs différends commerciaux

Dans sa poursuite déposée en Cour supérieure du... (Photo archives La Presse Canadienne)

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Dans sa poursuite déposée en Cour supérieure du Québec en décembre dernier, Triumph réclamait des dommages, alléguant que Bombardier avait apporté des changements en ce qui a trait à la construction de l'aile de l'avion d'affaires Global 7000.

Photo archives La Presse Canadienne

Julien Arsenault
La Presse Canadienne

Bombardier et Triumph ont conclu une entente réglant leurs différends commerciaux, environ cinq mois après que le fabricant américain de pièces d'aéronautique eut déposé une poursuite d'environ 455 millions de dollars CAN contre la multinationale québécoise.

Le règlement à l'amiable annoncé mercredi concerne la conception de l'aile de l'avion d'affaires Global 7000. Ses modalités et les sommes impliquées n'ont pas été dévoilées.

«Auparavant, les plaintes étaient de natures commerciales, a affirmé un porte-parole de Bombardier, Mark Masluch, au cours d'un entretien téléphonique. Cette entente nous permet de tourner la page et de mettre l'accent entièrement sur l'avion, qui progresse très bien.»

Dans sa poursuite déposée en Cour supérieure du Québec en décembre, Triumph cherchait à obtenir une indemnité pour des changements qui, selon elle, ont été commandés par Bombardier lors du design original des ailes du Global 7000.

Selon l'entreprise établie à Berwyn, dans l'État de la Pennsylvanie, cela avait engendré des retards et des dépassements de coûts, en plus de provoquer une accélération de cadence. Bombardier avait réfuté ces arguments, affirmant que la société américaine lui devait un montant encore plus important.

En dépit du litige, Triumph avait continué de travailler sur le programme du Global 7000, dont l'entrée en service est prévue l'année prochaine.

Par voie de communiqué, le président et chef de la direction de Triumph, Daniel Crowley, s'est dit «heureux» du règlement à l'amiable, qui, à son avis, est «mutuellement bénéfique».

«Notre secteur de l'aéronautique s'est dévoué pour soutenir Bombardier dans le cadre de ce programme critique depuis le début de notre contrat et nous demeurons engagés pour assurer le succès de ce programme dans le cadre de la transition de cet avion des essais en vol vers l'entrée en service», affirme-t-il.

Questionné, M. Masluch a estimé que la médiatisation de ce litige n'allait pas retarder les échéanciers du programme du Global 7000 et qu'elle n'endommagerait pas la relation commerciale entre les deux entreprises.

Celui-ci a affirmé qu'il n'était pas «anormal pour de grandes entreprises d'avoir recours» aux tribunaux dans le cadre de disputes commerciales. Le Global 7000 a effectué son premier vol en novembre dernier, à Toronto. Actuellement trois véhicules d'essais ont été déployés par Bombardier.

En plus de l'avion commercial CSeries, une partie du prêt de 372,5 millions consenti par le gouvernement Trudeau en février dernier était destinée au développement du Global 7000. Le développement et l'assemblage de l'avion d'affaires sont effectués en Ontario, mais la finition est effectuée à Montréal.

À la Bourse de Toronto, en mi-journée, le titre de Bombardier se négociait à 2,12 $, en hausse de 3 cents.




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