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Salon de Farnborough: du bon et du moins bon pour Mirabel

Barry Kohler, président de Bell Helicopter Canada, explique... (PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE)

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Barry Kohler, président de Bell Helicopter Canada, explique que l'entreprise a dû faire des compressions en raison de la baisse de production dans le secteur militaire.

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(Farnborough) Si Pratt & Whitney pourrait avoir bientôt de bonnes nouvelles pour son usine de Mirabel, Bell Helicopter s'attend à ce que les prochaines années soient un peu difficiles.

Ou, pour reprendre l'expression du président de Bell Helicopter Textron Canada, Barry Kohler, «remplies de défis».

L'usine de Mirabel a dû récemment réduire ses effectifs de 150 personnes. L'entreprise a essentiellement procédé par attrition et a effectué des compressions chez ses employés temporaires et contractuels.

«Mon objectif, c'est d'avoir un niveau d'effectifs qui soit stable, avec davantage de productivité», a déclaré M. Kohler à La Presse Affaires hier, au cours d'une rencontre au chalet de Bell Helicopter au Salon aéronautique de Farnborough.

Il pourrait toutefois y avoir de nouvelles compressions à l'avenir.

«Nous allons faire des ajustements en fonction du marché et des besoins de l'entreprise, a-t-il indiqué. L'accent, pour la production en 2014-2015, c'est d'être plus compétitifs en ce qui concerne les coûts indirects par heure.»

Il a rappelé que Bell Helicopter, basée à Fort Worth, au Texas, avait dû faire face à une diminution de production dans le secteur militaire. L'entreprise a revu sa stratégie de production et a décidé d'envoyer aux États-Unis l'assemblage final de deux nouveaux modèles d'hélicoptères commerciaux. Jusqu'à récemment, c'est Mirabel qui construisait tous les hélicoptères commerciaux de l'entreprise.

«Il a fallu restructurer à Fort Worth et ç'a eu des impacts sur Mirabel, a indiqué M. Kohler. Quand il y a baisse de production, on a besoin d'analyser chacune des fonctions dans l'entreprise et d'éliminer les dédoublements. Nous avons fait une petite réduction à Mirabel pour nous harmoniser au reste de l'entreprise.»

L'usine de Mirabel aura toutefois un rôle à jouer dans le développement du dernier-né de Bell Helicopter, le 505. L'entreprise y construira trois prototypes et y effectuera les essais en vol et la certification.

C'est également à l'usine de Mirabel qu'on assemblera les 15 appareils Bell 429 pour la garde côtière canadienne, un contrat accordé ce printemps. «Ce contrat, c'était nécessaire pour nous», a affirmé M. Kohler.

Pratt

Une autre installation de Mirabel, l'usine d'assemblage des moteurs de la CSeries de Pratt & Whitney, pourrait décrocher des mandats additionnels prochainement.

Le moteur de la famille d'appareils de Bombardier est une turbosoufflante à réducteur, un nouveau type de moteur qui équipera également l'Airbus A320 Neo, le biréacteur régional MRJ, la nouvelle version du biréacteur régional d'Embraer et le nouveau biréacteur régional d'Irkut. Il s'agit de versions différentes du moteur que Pratt & Whitney commercialise sous le nom de PurePower.

Le motoriste a déjà enregistré 6000 commandes pour cette famille de moteurs.

Pour l'instant, l'usine de Mirabel est chargée de l'assemblage final du moteur de la CSeries, mais elle pourrait hériter d'autres mandats. Pratt & Whitney exploite deux autres usines d'assemblage pour le PurePower, l'une à Middletown, au Connecticut, l'autre à West Palm Beach, en Floride.

«Nous n'avons pas encore annoncé de décision sur l'endroit où se fera l'assemblage de tous ces moteurs, mais Mirabel fera certainement partie de l'équation, a indiqué le président de Pratt & Whitney Moteurs commerciaux, David Brantner, rencontré par La Presse Affaires dans le cadre du Salon de Farnborough. Mirabel est une usine fantastique. Nous ne l'avons pas bâtie pour l'utiliser uniquement à 10% de sa capacité.»

Dans une conférence de presse, le président de Pratt & Whitney, David Adams, est brièvement revenu sur l'explosion d'un moteur de la CSeries, un événement qui a cloué au sol tous les avions d'essais de la famille de Bombardier. Il a soutenu qu'il ne s'agissait pas d'un problème majeur et que le but d'un programme d'essais était justement de trouver et régler des problèmes.

«L'entrée en service aura lieu comme prévu au cours du deuxième semestre de 2015», a-t-il déclaré.




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