Un appareil Bombardier Q400 a effectué un atterrissage d'urgence mercredi, dans le sud du Japon, après qu'un voyant lumineux eut signalé au pilote la présence de problèmes dans un des deux moteurs de l'avion.

LA PRESSE CANADIENNE

Aucun des 42 passagers et membres d'équipage n'a été blessé, mais le transporteur Japan Air Commuter, une filiale de Japan Airlines, a annulé six autres vols qui devaient emprunter le même modèle d'avion en raison de l'incident.

L'avion a atterri à l'aéroport Kagoshima avec un seul moteur. Le pilote avait fermé le moteur gauche après avoir constaté une baisse de sa pression hydraulique.

Une inspection du ministère japonais du transport a révélé plus tard que l'arbre reliant le moteur et l'hélice était brisé et qu'il y avait deux trous près de la boîte à engrenages.

Bombardier [[|ticker sym='T.BBD.B'|]] ne pouvait pas vérifier la cause de l'incident mais a offert son aide à l'enquête japonaise.

Un porte-parole de l'entreprise montréalaise, John Arnone, a indiqué, depuis Toronto - où les Q400 sont assemblés - que l'incident était sérieux mais que «le Q400 a un historique de sécurité et de fiabilité très solide depuis son entrée en service en février 2000».

Quelque 230 Q400 sont en service à travers le monde, chez une trentaine de transporteurs. Les avions comptent 1,65 million d'heures de vol et ont effectué 1,8 million de cycles de décollage et d'atterrissage.

Au 31 janvier dernier, 14 appareils Q400 avaient été livrés à All Nippon Airways et 11 autres à Japan Air Commuter.

Le Q400 s'est retrouvé au coeur de plusieurs incidents depuis son lancement, incluant des problèmes de train d'atterrissage au Japon et en Scandivanie. Un écrasement de Q400 sur une maison de Buffalo, dans l'État de New York, a récemment tué les 49 passagers qui se trouvaient à son bord ainsi qu'une personne au sol.

L'action de Bombardier a reculé mercredi de 17 cents, soit 5,6 pour cent, à 2,85 $ à la Bourse de Toronto.