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La hausse des taxes influencera les ristournes de Desjardins

Le Mouvement Desjardins évalue à plus de 50... (PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le Mouvement Desjardins évalue à plus de 50 millions de dollars par année l'impact de la hausse sur la taxe salariale des institutions financières et la hausse du taux de la taxe sur les primes d'assurances de personnes.

PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

Julien Arsenault
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Le Mouvement Desjardins est affecté de façon «significative» par la hausse des taxes imposées aux institutions financières, selon sa dirigeante, Monique Leroux, qui reconnaît que cet élément pourrait influencer le partage des excédents.

«C'est sûr que la dimension des ristournes est rattachée à la dimension des excédents», a-t-elle mentionné, vendredi, en marge d'un événement tenu devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM)

Au cours d'une entrevue, la présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins s'est toutefois gardée de critiquer le gouvernement Couillard, affirmant que la coopérative établie à Lévis devait faire sa part.

L'institution évalue à plus de 50 millions de dollars par année l'impact de la hausse sur la taxe salariale des institutions financières et la hausse du taux de la taxe sur les primes d'assurances de personnes.

Ces deux mesures, imposées lors de la dernière mise à jour économique, en décembre dernier, devraient permettre au gouvernement Couillard de récolter annuellement environ 250 millions de dollars.

«L'effort demandé (...) est réel, a-t-elle dit. Nous sommes le plus gros employeur privé au Québec (40 000 personnes). C'est sûr que nous sommes probablement celui qui est touché de la façon la plus significative.»

Le Mouvement Desjardins avait déjà indiqué qu'il estimait que la hausse de la taxe sur la masse salariale - qui doit prendre fin en mars 2017 - allait lui coûter annuellement 32 millions par année. La facture est quant à elle estimée à 22 millions par année pour l'augmentation de la taxe sur les primes d'assurances de personnes.

De leur côté, la Banque Nationale (T.NA), la Banque Laurentienne (T.LB) et l'Industrielle Alliance (T.IAG) n'avaient pas voulu commenter l'impact des hausses décrétées par Québec.

La dirigeante du Mouvement Desjardins a toutefois tenu à préciser que d'autres facteurs, comme les nouvelles règles bancaires obligeant les institutions à conserver des réserves plus importantes de capital, allaient aussi influencer le partage des excédents.

Toutefois, pour la dirigeante, les membres de la coopérative préfèrent la «robustesse» ainsi que la «solidité» de l'institution à la «distribution ponctuelle» de ristournes.

«Dans un moment où il y a beaucoup de volatilité sur les marchés (...) on doit privilégier la mise en réserve et le capital, parce que c'est ce qui nous permet de poursuivre notre croissance», a analysé Mme Leroux.

La présidente et chef de la direction de la coopérative a également affirmé que pour près de 80 % des membres, les ristournes versées étaient généralement en deçà de 50 $.

«Je ne dis pas que ce (montant) n'est pas important», a-t-elle toutefois précisé.

D'après le Mouvement Desjardins, les ristournes versées aux membres pour l'exercice 2014 devraient osciller aux alentours de 200 millions de dollars.

Au 31 décembre 2014, l'actif total du Mouvement Desjardins s'établissait à 229,4 milliards, en hausse de 8,2 %.

Le mois dernier, l'institution a affiché un excédent de 1,59 milliard avant le versement de ristournes à ses membres pour son exercice, en hausse de 4,1 % par rapport à 2013. Au 31 décembre 2014, l'actif total du Mouvement Desjardins s'établissait à 229,4 milliards, en hausse de 8,2 %.

Vanter le modèle coopératif

Accompagnée de la présidente de l'Alliance internationale des coopératives, Pauline Green, Mme Leroux s'était auparavant affairée à vanter le modèle coopératif, qui, à son avis, est mieux équipé pour traverser les périodes de turbulences économiques.

La dirigeante du Mouvement Desjardins a par ailleurs indiqué qu'elle s'attendait à ce que le mouvement coopératif québécois crée quelque 20 000 nouveaux emplois d'ici la fin de l'exercice 2020.

Mmes Leroux et Green ont également déploré le fait qu'à l'échelle internationale, les coopératives ne reçoivent pas tout le crédit qu'elles méritent, contrairement aux sociétés cotées en bourse.




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