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Le bitcoin plombé par sa «forte volatilité», selon le lobby bancaire

Inventé en 2009, le bitcoin peut être stocké... (PHOTO REUTERS)

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Inventé en 2009, le bitcoin peut être stocké dans des portefeuilles électroniques et échangé via des plateformes sur internet contre des devises réelles, tout en évitant le système bancaire.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

L'avenir du bitcoin est compromis par la difficulté de réguler cette monnaie virtuelle et par sa «très forte volatilité» qui pourrait freiner son utilisation par les grandes entreprises, selon une étude du lobby bancaire IIF parue jeudi.

«Si elle persiste, cette très forte volatilité compromettra la capacité du bitcoin de servir de monnaie d'échange et découragera les grandes entreprises de l'accepter comme moyen de paiement», indique l'Institut de la finance internationale (IIF) qui représente plus de 450 grandes banques et établissements financiers.

Jeudi, cette monnaie virtuelle évoluait autour de 910 dollars selon la plateforme japonaise Mt Gox contre près de 1.100 dollars lundi et environ 610 dollars à la mi-décembre.

Selon l'IIF, cette volatilité tient principalement au fait que «50% à 90%» des bitcoins sont détenus par des spéculateurs qui réagissent très vite aux nombreux changements réglementaires.

En décembre, le bitcoin avait ainsi perdu plus de la moitié de sa valeur en trois jours, à environ 570 dollars, après avoir été banni des établissements financiers chinois, rappelle l'étude.

Le bitcoin «ne constitue pas une monnaie dotée d'une valeur stable et son utilisation à grande échelle comme un moyen d'échange semble limitée», affirmé l'IIF.

L'Institut pointe également l'absence d'une «régulation adéquate» du bitcoin, augmentant les risques de vols et d'utilisation frauduleuse dans le financement du terrorisme ou le trafic de drogue.

Fermé par les autorités américaines en octobre 2013, le site internet clandestin Silk Road acceptait ainsi cette monnaie virtuelle pour acheter ou vendre de la drogue en ligne.

«Parce qu'il repose sur un système d'échange de gré à gré décentralisé, le bitcoin laisse les gouvernements dans l'incapacité de fermer un serveur, d'attaquer une +entreprise bitcoin+ en justice ou de perquisitionner le moindre siège social», assure l'IIF, ajoutant que cela constitue un «vrai défi» pour les États.

L'étude relève toutefois qu'un registre public recense toutes les transactions en bitcoin et que leurs utilisateurs ne sont «en théorie» pas anonymes.

«Avec un contrôle et des investigations appropriées, il serait difficile pour les délinquants d'effacer leur trace», selon l'IIF.

Inventé en 2009 et émis à partir de codes informatiques complexes, le bitcoin peut être stocké dans des portefeuilles électroniques et échangé de gré à gré via des plateformes sur internet contre des devises réelles, sans passer par le système bancaire.




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