Revenu Québec (RQ) ne chôme pas depuis qu'elle a obtenu des pouvoirs, en juin dernier, pour faire respecter la loi et les règlements qui encadrent l'hébergement touristique de type Airbnb.

Mis à jour le 18 janv. 2019
ANDRÉ DUBUC LA PRESSE

Selon des documents demandés en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, RQ a effectué 3475 inspections à travers la province du 18 juin au 30 novembre 2018. Ces visites-surprises chez les hôtes offrant leur propriété sur des sites internet de location à court terme ont débouché sur l'émission de 963 avertissements.

« Nous confirmons qu'aucun constat d'infraction n'a été émis depuis le 18 juin car Revenu Québec a privilégié une approche de sensibilisation auprès de sa clientèle et que seuls des avertissements ont été émis à ce jour », écrit l'agence dans sa réponse datée du 11 janvier.

L'équipe de 25 inspecteurs du fisc qui se consacre à la lutte contre l'hébergement touristique illégal a ciblé quatre régions : les Laurentides (670 inspections), la Capitale-Nationale (604 inspections), Montréal (575 inspections) et la Montérégie (499 inspections).

La location de logements par des sites comme Airbnb continue de soulever la controverse. La semaine dernière, la mairesse Valérie Plante demandait à ses concitoyens de signaler à la Ville les boîtiers contenant les clés des logements offerts illégalement en location. Montréal cherche ainsi à protéger son parc de logements locatifs et à limiter les nuisances.

Selon la loi, il faut un permis de la Corporation de l'industrie touristique pour se servir d'Airbnb sur une base régulière.

À Québec, des employés municipaux piègent les hôtes illégaux en se faisant passer pour des touristes. Cette technique a mené à trois condamnations récentes à la cour municipale, a rapporté notre collègue Gabriel Béland samedi dernier.

- Avec William Leclerc, La Presse