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Jean Charest se lance à la défense de l'aéronautique

En 2017, l'industrie aéronautique s'est classée première au... (Photo Hugo-Sebastien AUBERT, La Presse)

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En 2017, l'industrie aéronautique s'est classée première au pays pour les dépenses en recherche et développement dans le secteur privé et troisième pour les exportations, derrière le pétrole et les voitures.

Photo Hugo-Sebastien AUBERT, La Presse

JEAN-FRANÇOIS CODÈRE
La Presse

Les principaux acteurs de l'industrie québécoise de l'aéronautique sont convoqués aujourd'hui à Montréal par l'ancien premier ministre Jean Charest afin de créer un cahier des charges qui, espèrent-ils, servira de plan d'action auprès des partis fédéraux lors des élections de l'an prochain.

M. Charest a été mandaté par l'Association des industries aérospatiales du Canada (AIAC) pour cet exercice, baptisé « Vision 2025 ». Celui-ci a été jugé nécessaire après que cette industrie, en 2017, eut échoué à être retenue dans le cadre du programme de supergrappes d'innovation du gouvernement du Canada.

« Ça a été comme un moment de vérité, cette industrie s'est dit que ça ne faisait pas de sens, compte tenu de sa place dans l'économie, qu'elle ne soit pas retenue », explique M. Charest.

La consultation vise à régler deux problèmes, précise-t-il. D'abord, l'absence de vision à long terme pour cette industrie, « une faiblesse pas banale, parce que ceux qui investissent retiennent beaucoup ce critère-là ».

Puis, inévitablement, les politiques publiques, « pas à la hauteur de ce que cette industrie doit avoir comme soutien comparativement à ce qu'on voit partout dans le monde ». La situation compétitive a évolué, rappelle-t-il. Il n'y a plus seulement les États-Unis et l'Europe dont il faut se méfier. La Russie, la Chine et le Japon sont aussi en train de développer de nouveaux avions commerciaux.

« Nous sommes très transparents, nous voulons influencer les programmes électoraux des partis fédéraux. » - Jean Charest

C'est d'ailleurs ce qui explique le calendrier retenu, avec la publication de recommandations en mars prochain. Vision 2025 a tenu une première consultation à Toronto lundi dernier, et après celle d'aujourd'hui à Montréal, on en ajoutera à Vancouver, Winnipeg et Halifax en janvier.

PROBLÈME D'IMAGE À RÉGLER

La pente pourrait être abrupte pour l'industrie aéronautique à Ottawa. Inévitablement, elle est associée au nom de Bombardier, qui est au moins, sinon plus, impopulaire à l'ouest de la rivière des Outaouais qu'au Québec.

« Il y a une reconnaissance dans l'industrie que Bombardier est devenue un ballon politique », admet M. Charest, tout en témoignant une certaine frustration à ce sujet. Les plus vieux prêts reçus du gouvernement fédéral par Bombardier ont été remboursés, avec intérêts, calcule-t-il, et les plus récents le seront aussi.

« Nous sommes très conscients qu'il y a une pédagogie à faire pour éviter qu'on retombe dans les mêmes travers dans lesquels on tombe chaque fois que le nom de Bombardier est mentionné. » - Jean Charest

« Ce sont des perceptions qui ne changent pas du jour au lendemain, mais il faut que l'industrie soit plus affirmative, moins sur les talons. »

En 2017, l'industrie aéronautique s'est classée première au pays pour les dépenses en recherche et développement dans le secteur privé et troisième pour les exportations, derrière le pétrole et les voitures.

À Ottawa, il dit sentir une certaine ouverture.

« Le message d'Ottawa, ça a été de faire valoir notre point. Ce qu'ils m'ont dit, c'est : "Venez, présentez-nous ce que vous croyez être une vision d'avenir pour votre industrie, et on le fera." »




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