Une grève frappera de nouveau Revenu Québec les 29 et 30 septembre.

Mis à jour le 26 sept. 2018
Lia Lévesque LA PRESSE CANADIENNE

Ce sont les 4600 professionnels de Revenu Québec qui débraieront ainsi à compter de 0 h 01 le 29 jusqu'à 23 h 59 le 30 septembre. Ils sont membres du Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), un grand syndicat indépendant des centrales.

Il s'agit de la deuxième grève de fin de semaine à Revenu Québec, puisque ces professionnels avaient déjà débrayé les 11 et 12 août.

De plus, ceux-ci manifesteront vendredi midi, devant des bureaux de Revenu Québec à Trois-Rivières, Sherbrooke, Rimouski, Saguenay, Gatineau, Québec, Montréal, Longueuil, Brossard et Laval pour protester contre la lenteur de la négociation - leur convention collective est échue depuis plus de trois ans, soit depuis mars 2015.

Bien qu'il s'agisse d'une fin de semaine, le débrayage produira tout de même ses effets, puisque c'est à ce moment que des professionnels de Revenu Québec peuvent se rendre dans les restaurants et les bars pour faire des vérifications, a souligné le président du SPGQ, Richard Perron, au cours d'une entrevue avec La Presse canadienne. C'est aussi à ce moment que se fait l'entretien du système informatique.

« Ces gestes-là peuvent ralentir le travail de Revenu Québec ou embêter les gestionnaires et dirigeants, mais ils ne touchent pas les services à la population », a expliqué M. Perron.

Il rapporte que, lorsque le ministère du Revenu est devenu une agence, le personnel avait eu le choix de rester dans la fonction publique, avec les possibilités de mobilité qui s'ensuivent, ou de passer à l'agence. « Le gouvernement affirmait en 2011 que la création de l'agence offrirait davantage de flexibilité lors de la négociation des conditions de travail des professionnels de Revenu Québec », a soutenu M. Perron. Or, ce qu'on leur a fait miroiter ne s'est pas encore concrétisé, a-t-il déploré.

Il compare la situation de ses membres à celle de leurs confrères de Revenu Canada, où les professionnels ont réussi à obtenir plus que dans la fonction publique fédérale.

Le président du SPGQ estime que c'est l'équipe de négociation de Revenu Québec qui n'a pas les mandats nécessaires pour conclure une entente avec le syndicat quant au renouvellement de la convention collective.

Invité à commenter, Revenu Québec a fait savoir que son « objectif premier » était et demeure « de conclure une entente négociée avec ses employés ».

« Nous demeurons confiants d'y parvenir. Les négociations avec le SPGQ se poursuivent en ce sens », a fait savoir la Direction des relations publiques.

Les professionnels concernés sont notamment des agents de gestion financière, des comptables, des vérificateurs d'impôt et des analystes informatiques.