Investissement: 25 000 $ pour des étudiants de l'Université McGill

Front Row Ventures, « premier fonds canadien de capital... (Photo Edouard Plante-Fréchette, Archives La Presse)

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Front Row Ventures, « premier fonds canadien de capital de risque géré par des étudiants », annoncera ce matin son premier investissement de 25 000 $ à une plateforme développée par des étudiants de l'Université McGill.

Photo Edouard Plante-Fréchette, Archives La Presse

Loin de la valse des milliards qui caractérise souvent l'industrie de la techno, le «premier fonds canadien de capital de risque géré par des étudiants», Front Row Ventures, annoncera ce matin son premier investissement de... 25 000 $.

L'heureuse élue est Pelcro, une plateforme de gestion d'abonnements pour publications en ligne fondée par des étudiants de l'Université McGill. En utilisant l'intelligence artificielle, Pelcro repère les internautes qui ont le meilleur potentiel pour acheter un abonnement ou au moins désactiver leur bloqueur de publicité.

«Le but est de ne pas harceler l'utilisateur inutilement, de ne pas perdre quelqu'un qui ne veut pas payer», explique Michael Ghattas, chef de la direction chez Pelcro.

Du «préamorçage»

Pelcro est le parfait exemple du rôle d'un microfonds comme Front Row Ventures. Les 25 000 $ permettront à la petite entreprise de peaufiner son modèle d'affaires, de recruter ses premiers grands éditeurs de contenu en attendant de se lancer dans une première ronde de financement plus costaude, l'été prochain.

Mis sur pied en partenatiat avec le fonds de capital de risque montréalais Real Ventures, qui gère 330 millions et qui est derrière quelques succès comme SweetIQ, Frank and Oak et Element AI, Front Row Ventures fait du «préamorçage», explique Nicolas Synnott, cofondateur et associé principal.

«On investit avant que n'importe quel investisseur soit prêt à mettre de l'argent. L'objectif est de permettre aux gens encore aux études, qui ont des entreprises déjà innovantes mais qui ne trouvent pas de prêteurs, de subvenir à leurs besoins.»

Le Québec, puis l'Ontario

Le concept est né aux États-Unis, où Dorm Room Fund a investi dans 150 jeunes pousses, à coups de 20 000 $US. Ces entreprises étudiantes ont réussi plus tard à obtenir plus de 300 millions US en investissements.

«On fait ce qu'on appelle de la validation de marché, explique M. Synnott. Les étudiants sont souvent nouveaux dans le monde des start-ups; on leur donne les meilleures ressources, on les dirige, on met tous les outils à leur disposition.»

Avec son fonds de 600 000 $, Front Row Ventures répétera 24 fois l'expérience, repérant d'abord des entreprises étudiantes à Montréal, puis à Québec et à Sherbrooke l'an prochain. On prévoit dans un deuxième temps une implantation en Ontario, avec de nouveaux capitaux.

«« On investit avant que n'importe quel investisseur soit prêt à mettre de l'agent. »- Nicolas Synnott, cofondateur et associé principal de Front Row Ventures»





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