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Rona: le président du conseil d'Investissement Québec contredit la vérificatrice

Louis Roquet, le président du conseil d'administration d'Investissement... (Photo Archives Le Soleil)

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Louis Roquet, le président du conseil d'administration d'Investissement Québec.

Photo Archives Le Soleil

(QUÉBEC) La vérificatrice du Québec est dans l'erreur quand elle soutient que le conseil d'administration d'Investissement Québec a demandé l'approbation du ministre du Développement économique, avant de se départir de la totalité de ses actions de Rona.

Président du conseil d'administration d'Investissement Québec jusqu'à tout récemment, Louis Roquet souligne qu'Investissement Québec n'a pas d'approbation à demander pour une telle transaction. «L'approbation du ministre n'était pas requise, c'est une décision du conseil d'administration qui a été prise. Le conseil a décidé de se départir de ses actions de Rona parce qu'il n'y avait pas à ce moment (fin 2014) des indications d'une prise de contrôle hostile comme au moment où on est intervenus».

Pour M. Roquet, le conseil «a demandé que le ministre en soit avisé, par politesse, même s'il n'avait pas à donner son aval. Il appartenait à la direction (au président Pierre Gabriel Côté) de transmettre cette information» de résumer M. Roquet qui avoue ne pas savoir si l'information avait bel et bien transmise.

Le rapport déposé par la vérificatrice indique que les membres du conseil d'IQ «ne considéraient pas avoir toute la latitude pour autoriser la vente sans avoir consulté le gouvernement», ils «ont obtenu en décembre 2014 l'accord du ministre avant de vendre la totalité des actions». «Ça, ce n'est pas vrai», a résumé M. Roquet.

De son côté, le ministre Jacques Daoust maintenait ne jamais avoir été informé de cette transaction. Le procès verbal du conseil d'administration du 15 décembre retient qu'un des membres avait informé verbalement le ministre de la transaction. Malgré tout M. Daoust est catégorique, ni lui ni son chef de cabinet ni son entourage n'avaient été mis dans le coup.

«C'est à Investissement Québec d'expliquer ce qui c'est passé» de souligner M. Daoust. Il avoue qu'il aurait été réticent à vendre les actions de Rona à ce moment là le risque d'une prise de contrôle hostile n'était pas disparu. La Caisse de dépôt avait d'ailleurs conservé son bloc d'actions. Investissement Québec avait vendu ses actions 13,59 %, elle détenait 10 % des actions. Un an plus tard Lowe's payait 24 $ l'action pour prendre le contrôle de Rona.




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