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Secteur manufacturier: des points forts malgré le déclin

Des entreprises comme les Vêtements Peerless, de Montréal,... (Photo Robert Mailloux, archives La Presse)

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Des entreprises comme les Vêtements Peerless, de Montréal, ont misé sur l'innovation continue pour se maintenir en tête de leurs marchés respectifs, avec des clients bien fidélisés.

Photo Robert Mailloux, archives La Presse

Où en est le «Fabriqué au Québec» ?

En sérieux déclin devant la concurrence internationale, croit-on lire dans les statistiques économiques et les propos des lobbys d'affaires et syndicaux.

Pas si vite, disent pour leur part des analystes et des dirigeants d'entreprises. Certes, les défis des manufacturiers sont nombreux et complexes, ici comme chez nos voisins nord-américains.

Mais au Québec, estiment-ils, le secteur manufacturier est plutôt bien engagé dans une grande mutation afin de profiter de nouvelles occasions d'affaires.

Et si cette mutation fait encore des victimes, surtout parmi les manufacturiers mal gérés, elle contribue néanmoins à propulser des entreprises industrielles plus compétentes vers de meilleures places dans leurs marchés respectifs.

«Les chiffres, bien qu'utiles, ne disent pas tout. Certains secteurs industriels que l'on croyait disparus au Québec sont à se réinventer. D'autres luttent contre une conjoncture qui les désavantage, et ils se donnent des stratégies pour éviter d'être submergés par la concurrence», écrivait l'économiste en chef au Mouvement Desjardins, François Dupuis, dans un rapport exhaustif sur le secteur manufacturier publié l'an dernier.

Des exemples?

L'industrie vestimentaire traditionnelle au Québec a été décimée par la concurrence venue des pays à très faibles coûts de main-d'oeuvre. Mais plutôt que de se laisser mourir, des entreprises comme les Vêtements Peerless, de Montréal, ont misé sur l'innovation continue pour se maintenir en tête de leurs marchés respectifs, avec des clients bien fidélisés.

Dans l'électronique, on a longtemps déploré la fermeture de grandes usines comme celles de la défunte Nortel, qui ont déjà eu des centaines de salariés.

Mais on oublie de regarder du côté d'entreprises comme Exfo, à Québec, et IBM, à Bromont, dont les activités de conception et de fabrication en électronique regroupent quelque 3000 personnes. Et dont les produits - des puces électroniques chez IBM-Bromont et des appareils de réseaux de télécoms par fibre optique chez Exfo - sont exportés partout dans le monde!

Grâce à sa diversité, le secteur manufacturier québécois est «moins vulnérable à des revirements soudains», notaient les économistes de Desjardins dans leur rapport.

Aussi, la part du secteur manufacturier dans l'économie du Québec, même en régression à 16%, demeure plus élevée qu'au Canada et aux États-Unis, où il représente 12% du produit intérieur brut.

En contrepartie, soulignaient aussi les économistes de Desjardins, les défis du secteur manufacturier québécois demeurent importants en matière de gains de productivité et de génération de nouveaux entrepreneurs.

C'est aussi ce qui motive les lobbys d'affaires comme lwes Manufacturiers et exportateurs du Québec à réclamer une meilleure «politique industrielle» de la part du gouvernement québécois.

Mais leur requête continue de s'appuyer surtout sur des demandes de réduction de l'impôt et des «ponctions sur la masse salariale» des entreprises.




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