À près de 8%, le président et chef de la direction de Loto-Québec, Alain Cousineau, a gagné le lot boni de la plus forte hausse de rémunération parmi ses pairs dans les sociétés d'État.

Mis à jour le 21 juill. 2010
Martin Vallières LA PRESSE

Et ce, malgré le déclin des résultats financiers de Loto-Québec durant l'exercice terminé le 31 mars dernier, révèle son dernier rapport annuel.

Alors que ses revenus reculaient de 1,5%, le bénéfice net de la société d'État a chuté de 7,5% à 1,43 milliard, son total le plus faible des cinq derniers exercices.

De plus, Loto-Québec a dû réduire de 9% à 1,25 milliard son dividende versé au gouvernement du Québec, au moment où le déficit est gonflé par les mesures de relance économique.

Par ailleurs, le rapport annuel de Loto-Québec montre qu'en dépit de la baisse de ses revenus et de son bénéfice, les frais d'exploitation ont continué de croître de 5,8%.

Ils ont atteint 847 millions pour l'exercice terminé le 31 mars dernier, contre 800 millions un an plus tôt.

Appelé à commenter ces chiffres, le porte-parole de Loto-Québec, Jean-Pierre Roy, a indiqué que la rémunération accrue de M. Cousineau découlait du renouvellement de son contrat quinquennal, à la fin de 2008.

Aussi, la prime majorée de M. Cousineau en 2009 lui a été consentie par le conseil d'administration de Loto-Québec pour «avoir jugé qu'il avait atteint les objectifs assignés».