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Guerre commerciale: pas de discussion avec un pistolet sur la tempe, dit la Chine

Jusqu'à présent, les deux pays se sont  réciproquement... (PHOTOP ARCHIVES AFP)

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Jusqu'à présent, les deux pays se sont  réciproquement imposé des droits de douane de 25% sur 34 milliards de dollars de produits.

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Agence France-Presse
GENÈVE

Les États-Unis doivent «retirer le pistolet» pointé sur la Chine et tenir parole s'ils veulent avoir des discussions sérieuses pour désamorcer la guerre commerciale, a affirmé jeudi le vice-ministre chinois du Commerce.

Wang Shouwen, venu à Genève pour diriger la délégation chinoise lors de l'examen périodique des politiques commerciales de la Chine à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a souligné que c'étaient les États-Unis qui avaient «commencé la guerre», en imposant des taxes sur des centaines de milliards de dollars de produits chinois.

«Nous avons eu des discussions et elles ont débouché sur des progrès notables, mais ces progrès ont été ignorés par une partie et cette partie a déclenché une guerre commerciale», a déclaré M. Wang aux journalistes.

Interrogé sur les conditions nécessaires pour que la Chine accepte d'ouvrir des discussions avec Washington, il a répondu: «pour qu'une discussion soit couronnée de succès, l'une des parties doit retirer le pistolet( pointé (sur) la tête de l'autre».

«Et pour qu'une discussion soit utile, il faut tenir parole. Si une partie ne cesse de changer de position tout le temps, la discussion n'aura aucun sens», a-t-il ajouté.

Jusqu'à présent, les deux pays se sont  réciproquement imposé des droits de douane de 25% sur 34 milliards de dollars de produits.

Mais les États-Unis ont tiré mardi une nouvelle salve en direction de Pékin en annonçant une taxe de 10% sur 200 milliards de dollars de produits chinois, à partir de septembre.

La Chine a immédiatement averti qu'elle prendrait «les mesures de représailles nécessaires» si Washington mettait sa menace à exécution.

M. Wang a qualifié les États-Unis de «brute commerciale» et affirmé que la conduite de Donald Trump allait «à l'encontre des intérêts des entreprises américaines, des consommateurs américains (et) des travailleurs américains».

Washington reproche également à l'OMC d'être trop gentille à l'égard de la Chine.

L'ambassadeur américain à l'OMC, Dennis Shea, a accusé mercredi la Chine de profiter de son statut de membre de l'OMC pour nuire aux autres nations et a estimé que si l'inconduite de Pékin n'est pas prise en compte, elle finira par ruiner l'organisation.

M. Wang a répliqué jeudi en expliquant que la Chine était ouverte à une réforme de l'OMC, mais a raillé le «point de vue alarmiste» de M. Shea.

«L'OMC n'est pas parfaite. Il se peut qu'il y ait des points à améliorer, mais je pense qu'affirmer que l'OMC n'a pas de règles capables de gérer les problèmes de la Chine est exagéré», a-t-il dit.

«S'il est nécessaire d'améliorer les règles, la Chine serait heureuse d'en discuter avec tous les autres membres de l'OMC», a-t-il conclu.




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