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Les PDG gagnent en quatre jours le salaire à vie d'un ouvrier bangladais

Un rapport publié par Oxfam indique que 82%... (REUTERS)

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Un rapport publié par Oxfam indique que 82% de la richesse générée l'an dernier a été remise au 1% des gens les plus riches de la planète, tandis que la moitié la plus pauvre de l'humanité - soit 3,7 milliards de personnes - n'a profité d'aucune amélioration de son sort.

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Pan Pylas
Agence France-Presse
DAVOS, Suisse

Le patron d'une des cinq plus grandes entreprises mondiales du secteur de la mode ne met que quatre jours à engranger l'argent que gagnera pendant toute sa vie un Bangladais qui travaille dans une usine de textiles, a révélé lundi le groupe Oxfam International.

Oxfam cherche à placer les inégalités mondiales au coeur des discussions du Forum économique mondial, qui débutera sous peu dans la ville de Davos, en Suisse.

La directrice générale d'Oxfam International, Winnie Byanyima, a dit que «l'explosion du nombre de milliardaires» ne témoigne pas d'une économie en santé, mais plutôt de l'échec du système économique.

Ceux qui fabriquent nos vêtements, assemblent nos téléphones ou cultivent notre nourriture, a-t-elle dit, sont exploités pour garantir que nous ne manquerons jamais de biens abordables et pour engraisser les profits des entreprises et des investisseurs milliardaires.

Un rapport publié par Oxfam indique que 82% de la richesse générée l'an dernier a été remise au 1% des gens les plus riches de la planète, tandis que la moitié la plus pauvre de l'humanité - soit 3,7 milliards de personnes - n'a profité d'aucune amélioration de son sort.

Le document ajoute que la richesse des milliardaires s'est engraissée de 13% depuis 2010, soit six fois plus que le salaire moyen d'un ouvrier, et qu'un nouveau milliardaire est apparu tous les deux jours pendant l'exercice qui s'est terminé en mars 2017.

Oxfam recommande aux gouvernements de limiter les profits que peuvent encaisser les investisseurs et les grands patrons, de s'assurer que les ouvriers reçoivent un salaire suffisant pour subsister, et d'adopter des lois pour éliminer les écarts salariaux entre les sexes et protéger les droits des travailleuses.

Il leur demande aussi de combattre l'évasion fiscale et les mesures similaires qui ont été mises en évidence par la publication récente des «Panama Papers» et des «Paradise Papers».

Oxfam tente depuis plusieurs années d'attirer l'attention vers les inégalités en marge du sommet de Davos. Le groupe prévient que les vagues populistes et nationalistes qui déferlent déjà sur la planète ne feront que s'accentuer si rien n'est fait.

«Nous avons constaté une évolution du discours des gens, mais cela ne s'est pas traduit en actions concrètes», a dit un représentant d'Oxfam à Davos, Nick Bryer.

Les gouvernements, a-t-il ajouté, doivent «reprendre le contrôle» et tenir tête aux grandes entreprises et aux milliardaires.

«Il y a plusieurs gestes qu'ils pourraient poser», dit M. Bryer.

Les conclusions d'Oxfam sont tirées d'une étude de la banque Crédit Suisse et de la liste des milliardaires du magazine Forbes.




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