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La récession se confirme au Brésil

La baisse du PIB de la première économie... (Photo Andre Penner, AP)

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La baisse du PIB de la première économie d'Amérique Latine est inférieure aux prévisions des économistes de la Banque Itau, première banque privée du Brésil, qui tablaient sur un recul de 0,8%.

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Agence France-Presse
RIO DE JANEIRO

Le produit Intérieur Brut (PIB) du Brésil a reculé de 0,3% au premier trimestre de cette année par rapport au dernier trimestre 2015, a indiqué mercredi l'Institut brésilien de géographie et statistiques (IBGE, public).

La baisse du PIB de la première économie d'Amérique Latine est inférieure aux prévisions des économistes de la Banque Itau, première banque privée du Brésil, qui tablaient sur un recul de 0,8%.

Il s'agit de la cinquième baisse consécutive du PIB, souligne l'IBGE, et les chiffres confirment la récession dans lequel est englué le pays. La crise économique est aggravée par une crise politique qui a écarté provisoirement du pouvoir la présidente de gauche Dilma Rousseff et un gigantesque scandale de corruption qui secoue l'élite politique et industrielle de ce pays de 204 millions d'habitants.

L'organisation pour la Coopération et le développement économiques (OCDE) a estimé mercredi que l'activité économique brésilienne chutera de 4,3% cette année et que le Brésil restera en récession en 2017, avec un recul du PIB de 1,7%.

Ces prévisions sont bien plus pessimistes que celles des marchés brésiliens.

Selon le dernier bulletin Focus, publié lundi par la Banque centrale, le PIB reculera cette année de 3,81%, prévision identique à celle du gouvernement. Il connaîtrait une croissance de 0,55% en 2017, selon la centaine d'opérateurs consultés par la Banque centrale.

Par rapport au 1er trimestre 2015 le PIB a chuté de 5,4%, moins toutefois que les 6,1% prévus par la banque Itau.

Au premier trimestre 2016, le secteur qui a le plus souffert est celui de l'industrie, en recul de 1,2% par rapport à la période janvier-mars 2015, l'agroalimentaire (- 0,3%) et les  services (- 0,2%).

En revanche, les exportations de biens et services ont connu une forte expansion de 6,5%, alors que les importations ont reculé de 5,6%.

La consommation des ménages a chuté de 1,7% et les investissements de 2,7% mais la consommation des administrations publiques a augmenté de 1,1%.




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