Le Fonds monétaire international va ouvrir lundi et jusqu'au 10 juin les candidatures au poste de directeur général, et qu'il se fixait pour «objectif» de désigner son numéro un «d'ici au 30 juin».

Publié le 20 mai 2011
AGENCE FRANCE-PRESSE

L'institution de Washington a indiqué que son conseil d'administration, réuni dans la journée, avait décidé d'une «période de candidatures qui commencera le 23 mai 2011 et sera close le 10 juin 2011».

«L'objectif du conseil d'administration est de sélectionner le directeur général par consensus avec l'objectif d'achever le processus de sélection d'ici au 30 juin 2011», a annoncé le Fonds.

Un autre objectif est que ce choix «se fasse d'une manière ouverte, fondée sur le mérite, et transparente», a-t-il ajouté.

Le FMI cherche un successeur au Français Dominique Strauss-Kahn, qui a démissionné jeudi, et qui est poursuivi pour crime sexuel à New York.

Depuis la création du poste en 1946, les Européens l'ont toujours obtenu avec l'assentiment des États-Unis, qui prennent la présidence de la Banque mondiale.

Ils semblaient vendredi en mesure de garder ce poste d'influence. Selon une source européenne, l'Union européenne était près de se mettre d'accord sur le nom de la ministre française de l'Économie, Christine Lagarde. A l'inverse, les grands pays émergents, qui pourraient prétendre à un rôle plus important au FMI, n'affichaient aucune entente entre eux.

Le Fonds a détaillé la procédure que compte suivre son conseil d'administration, composé des représentants de 24 pays et groupes de pays.

Les candidatures doivent être transmises soit par ces représentants soit par les gouverneurs du FMI (le ministre des Finances ou le dirigeant de la banque centrale en fonction des pays).

S'il y en a trois ou moins, elles seront révélées à la clôture le 10 juin. S'il y en a plus de trois, elles seront maintenues confidentielles le temps de déterminer de préférence «par consensus», sinon par un vote, une liste réduite de trois candidats les mieux placés.

Les deux ou trois candidats qui resteront seront entendus par le conseil d'administration à Washington. Cette instance cherchera alors un «consensus» pour déterminer le nouveau dirigeant de l'institution, «bien que le conseil d'administration puisse sélectionner le directeur général à la majorité des voix».

Le FMI a par ailleurs détaillé les qualifications requises, pratiquement les mêmes qu'à l'époque du recrutement de M. Strauss-Kahn en 2007.

Il a cité «une expérience éminente dans la conception de la politique économique à des niveaux élevés», des «compétences de dirigeant et la diplomatie nécessaires pour être à la tête d'une institution mondiale», «une compréhension prouvée du Fonds et des défis auxquels sont confrontés dans leur diversité ses Etats membres à travers le monde» ou encore «une capacité démontrée à être objectif/ve et impartial(e)» et «un communiquant efficace».