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C'est le temps d'acheter à la station de ski

Le marché immobilier de Tremblant, qui baisse depuis 2003,... (Photo fournie par le Havre des Légendes)

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Le marché immobilier de Tremblant, qui baisse depuis 2003, semble avoir pris la direction inverse, ou être sur le point de le faire.

Photo fournie par le Havre des Légendes

André Dubuc
André Dubuc
La Presse

En immobilier, Tremblant va à contre-courant de la province. Tandis que le marché ralentit en général au Québec, il est en pleine relance à la station de ski, au point où des courtiers soutiennent que le moment est propice à l'achat.

«Si quelqu'un veut acheter à la montagne, oui, c'est le temps d'acheter avant que les prix remontent, car on est encore près du prix plancher», dit Konrad Kubiak, président de Re/Max Tremblant, un courtier ayant 30 ans d'expérience dans le secteur. C'est d'autant plus vrai que les taux d'intérêt ont baissé depuis le début de l'année.

Tremblant revient de loin. Depuis son sommet en 2003, le marché immobilier s'est mis à baisser jusqu'à l'an dernier, au fur et à mesure que les Américains désertaient la station.

Le comportement du parc immobilier de Tremblant se distingue de celui du reste du Québec en raison de la forte proportion de condotels, offerts en location. Une partie de la valeur de ces condos est dictée par les revenus de location.

Avec un condotel, l'achat devient un investissement. Le propriétaire peut occuper son unité 10% du temps (36 jours par an) et l'offrir en location le reste du temps. Les revenus sont imposables et les dépenses sont déductibles. Si le proprio confie la location à une agence, le gestionnaire garde pour lui la moitié des revenus. L'autre moitié revient au propriétaire et lui sert à payer en partie ses dépenses: charges de copropriété, taxes, assurance et hypothèque.

Bonne nouvelle, après plusieurs années d'érosion, les revenus de location se sont enfin remis à augmenter depuis un an, avance Yvon Guillotte, propriétaire de multiples unités à Tremblant.

«Depuis le sommet, on a corrigé de 25% en moyenne», dit-il au sujet des prix de vente. Président d'une PME à Saint-Jean-sur-Richelieu, M. Guillotte est un investisseur actif sur la montagne. Bon an mal an, il achète et revend une demi-douzaine d'unités. Il se fait même promoteur avec la mise en chantier du Havre des Légendes, un lotissement de 16 condos de plus de 1 million de dollars l'unité que M. Guillotte vend à des PDG québécois.

«Il y a encore des deals à faire dans le marché, soutient l'homme d'affaires. Mais le plancher, on l'a atteint dans bien des cas. Je pense qu'on est dans l'après.» Ces jours-ci, les copropriétés se vendent en moyenne de 15 à 20% sous l'évaluation municipale, précise le courtier Konrad Kubiak.

Il y a entre 350 et 400 unités à vendre dans un parc de 2800 logements, indique Steve Lafave, premier directeur immobilier chez Intrawest à Tremblant. Le marché favorise les acheteurs particulièrement dans le segment des studios de 400 pieds carrés et dans les projets de copropriété fractionnée, comme le Sommet des neiges.

«[Des unités à vendre] à 150 000$, j'en ai plein les bras», reconnaît son collègue André Parisien, courtier de l'agence Immobilier Playground, propriété d'Intrawest.

Pour l'achat d'un condotel, M. Parisien suggère à ses clients de considérer les unités se situant dans les établissements hôteliers arborant une enseigne connue des Américains, comme Marriott, Westin, Fairmont. Ces unités sont d'habitude mieux entretenues et affichent les meilleurs revenus de location. Une unité de deux chambres se vend autour de 350 000$ au Marriott ces jours-ci.

M. Parisien, comme tous les experts consultés, insiste pour dire que le futur copropriétaire doit s'attendre à sortir de l'argent de sa poche chaque année pour payer son condo.

Facteurs de risque

Évidemment, personne n'a de boule de cristal, rappelle M. Lafave. On est toujours à un attentat terroriste près de voir les Américains déguerpir chez eux. Le cas échéant, la croissance des revenus de location et la valeur de revente des condos seraient compromises. Une nouvelle flambée du prix du pétrole aurait un effet négatif semblable.

M. Kubiak conseille aux acheteurs éventuels de bien choisir leur copropriété. Certains établissements construits à la fin des années 90 et au début des années 2000 vieillissent mal, ont besoin de rénovations et se louent moins bien. Station Tremblant a aussi connu son lot de poursuites pour des vices de construction dans le passé, fait-il savoir.

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Encore peu de transactions par des Américains

Un rapide survol des ventes des six derniers mois à la Station Tremblant indique que les Américains ne se sont pas encoremanifestés parmi les acheteurs, la baisse du huard étant sans doute trop récente. L'immense majorité des acquéreurs sont Québécois dans les 240 transactions récentes consultées. Une bonne minorité est constituée d'Ontariens de la région d'Ottawa. On a retrouvé la présence d'un faible nombre d'Européens.




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