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Nanotechnologie: L'enthousiasme s'est refroidi

La nanotechnologie a pris son essor avec l'invention... (PHOTO: AMIR COHEN, ARCHIVES REUTERS)

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La nanotechnologie a pris son essor avec l'invention de microscopes puissants au début des années 80, soit le microscope à effet tunnel et le microscope à force atomique.

PHOTO: AMIR COHEN, ARCHIVES REUTERS

Entre 2008 et 2010, Jacques Cabana s'est sérieusement penché sur les nanotechnologies.

Le président-directeur général de FDC Composite, une PME de Saint-Jean-sur-Richelieu, a notamment effectué des voyages en Europe pour étudier les applications de ces technologies. Son équipe de recherche et développement a mis la main à la pâte.

FDC a décidé de ne pas poursuivre ses efforts dans l'infiniment petit parce que ça n'en valait pas la peine.

«Dans le domaine des pièces que je fabrique, soit des pièces de structure secondaires ou des pièces non structurelles, ce n'est pas nécessaire, déclare-t-il. En plus, il faut que ce soit quelque chose que le client demande. Ce n'est pas le cas.»

M. Cabana a donc décidé de tourner son attention du côté des biomatériaux, soit des fibres et des résines naturelles.

Il y a six ou sept ans, une PME de Montréal, Hutchinson Aerospace (anciennement Marquez Transtech, maintenant une filiale de l'entreprise française Hutchinson), s'est aussi impliquée dans un projet de recherche et développement sur les nanotechnologies. Essentiellement, il s'agissait de concevoir une résine thermoplastique plus robuste.

Elle a depuis abandonné cette avenue. «Nous étions une PME, ce n'était pas évident de convaincre nos clients d'intégrer ça dans leurs produits, explique Éric Faucher, directeur général d'Hutchinson Aerospace à Montréal. C'est le fun d'avoir une résine propriétaire, mais il faut faire une très grosse différence pour susciter de l'intérêt chez nos clients.»

La PME, qui fournit notamment des produits d'habillage intérieur et extérieur d'avions, se concentre maintenant sur l'efficacité de ses procédés pour se démarquer.

Pascal Hubert, professeur au département de génie mécanique de l'Université McGill, n'a pas encore décidé s'il poursuivra ses efforts en nanotechnologie après la fin de son dernier projet de recherche.

«J'ai investi presque 14 ans de ma vie dans les nanotechnologies, mais maintenant, je m'intéresse davantage à la fabrication durable, indique-t-il. Dans le domaine des composites, il y a beaucoup de gaspillage. C'est un problème moins exotique, mais ç'a un gros impact sur l'économie et l'environnement.»




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