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Pratt & Whitney investira un milliard en recherche et développement

Pratt & Whitney est notamment le fabricant du... (Photo archives La Presse)

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Pratt & Whitney est notamment le fabricant du moteur de la CSeries, le nouvel avion commercial de Bombardier.

Photo archives La Presse

Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Longueuil

Pratt & Whitney Canada (P&WC) bénéficiera une fois de plus du soutien d'Ottawa afin de réaliser un investissement d'un milliard de dollars en recherche et développement au cours des quatre prochaines années et demie.

D'après le fabricant de moteurs d'avion - qui emploie 6000 personnes au Canada - cet investissement se traduira par la consolidation de près de 1500 emplois au Québec ainsi qu'en Ontario, dont près de 1000 postes à ses installations de Longueuil.

Le gouvernement fédéral injecte 300 millions de dollars dans le projet sous la forme d'une contribution financière remboursable dans le cadre de l'Initiative stratégique pour l'aérospatiale et la défense (ISAD).

En marge de cette annonce effectuée lundi par des dirigeants de P&WC et deux ministres du gouvernement Harper, au cours de conférences de presse simultanées à Longueuil et Mississauga en Ontario, tous les représentants ont été avares de commentaires.

«À peu près 65 % au Québec et 35 % en Ontario», s'est limitée à dire la vice-présidente principale aux ventes et au marketing de P&WC, Maria Della Posta, quant à la répartition des investissements.

Questionnée à maintes reprises par les journalistes, Mme Della Posta a affirmé du bout des lèvres que l'avenir «d'un peu moins» de 1000 postes serait assuré à Longueuil. Pratt & Whitney Canada compte quelque 5000 travailleurs dans la province, dont 2500 syndiqués répartis à Longueuil, Saint-Hubert et Mirabel.

La représentante de l'entreprise n'a pas voulu dévoiler les modalités de remboursement, alors que le ministre fédéral des Infrastructures, Denis Lebel, présent pour l'annonce, a affirmé qu'il ne disposait pas de ces informations.

«Ce n'est pas que je ne le sais pas (mais) je ne suis pas prête à en discuter», a affirmé Mme Della Posta, au cours d'une courte mêlée de presse.

C'est finalement une directrice d'Industrie Canada, Lisa Setlakwe, qui a indiqué que P&WC aura au moins 15 ans pour rembourser les 300 millions de dollars une fois que les investissements auront été complétés.

Au fil des années, le fabricant de moteurs a souvent pu profiter des contributions financières d'Ottawa.

Mme Setlakwe a indiqué que l'entreprise avait reçu un autre montant de 300 millions de dollars dans le cadre de l'ISAD pour un projet d'investissement terminé en août dernier et que le remboursement n'a pas débuté.

Auparavant, Ottawa avait injecté près d'un milliard de dollars dans P&WC en lien avec le programme de Partenariat technologique Canada. Jusqu'ici, le tiers du montant a été remboursé.

Pratt & Whitney est notamment le fabricant du moteur de la CSeries, le nouvel avion commercial de Bombardier (T.BBD.B) , qui doit notamment permettre des économies de carburant pouvant atteindre 20 %.

Les prochains investissements en recherche et développement de la société viseront à développer la prochaine génération de moteurs à haut rendement et plus de 65 fournisseurs canadiens seront mis à contribution.

«Des technologies qui servent à améliorer les moteurs au niveau de la performance, de l'efficacité, des émissions et de la consommation de carburant», a dit Mme Della Posta.

Elle n'a toutefois pas voulu dire s'il y aura de nouvelles embauches, alors que de son côté, le ministre Lebel a indiqué que le fabricant de moteurs d'avions ne s'était pas engagé à maintenir des cibles quant à l'emploi.

«P&WC vend des moteurs, a-t-il dit. Si le marché est plus difficile (pour l'entreprise), c'est difficile pour nous de demander de maintenir des emplois.»

Mme Della Posta n'a pas voulu se prononcer sur la réduction des crédits d'impôt décrétée par le gouvernement de Philippe Couillard, mais elle a affirmé que l'entreprise n'avait pas approché Québec relativement à l'annonce faite lundi.

Présente sur place, la présidente-directrice générale d'Aéro Montréal, Suzanne Benoît, a rappelé que le secteur québécois de l'aérospatial représentait 43 500 emplois et un chiffre d'affaires annuel de 12,1 milliards de dollars.

«70 % de toute la recherche et développement canadienne se fait au Québec, a-t-elle dit. S'il y a une si forte concentration (d'entreprises), c'est parce que Québec est là pour les soutenir.»

D'après Mme Benoît, les crédits d'impôt expliquent en grande partie pourquoi des «grands donneurs d'ordres» comme Bombardier, P&WC, CAE (T.CAE) et Bell Helicopter sont présents au Québec.




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