Le financier américain Allen Stanford, poursuivi pour une escroquerie de plusieurs milliards de dollars, et sa femme doivent au moins 227 millions de dollars US d'arriérés aux services fiscaux.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Les services fiscaux américains (IRS) ont indiqué vendredi à la justice que Stanford et sa femme devaient 110 millions de dollars d'impôts et 116,5 millions de pénalités et d'intérêts pour les années 1999 à 2003, soit un redressement proche des 227 millions.Mais ils ont averti que la note de l'IRS pourrait être encore plus salée car Stanford n'a pas encore rempli sa déclaration sur le revenu de 2007.

Ils ont en conséquence demandé au juge fédéral chargé de l'affaire d'ordonner à Stanford qu'il remplisse sa déclaration de 2007 et se sont réservés le droit de poursuivre le financier et son épouse pour ces arriérés.

Cette affaire de fraude portant selon le gendarme de la Bourse américaine, la SEC sur 9,2 milliards de faux placements, est la plus importante révélée aux États-Unis depuis l'arrestation en décembre du financier new-yorkais Bernard Madoff, accusé d'avoir monté une escroquerie atteignant 50 milliards.

M. Stanford n'a pour l'instant pas été mis en cause au pénal. Dans cette affaire, la directrice financière de Stanford Financial Group (SFG), Laura Pendergest-Holt, est la seule à avoir été poursuivie pour «entrave à la justice».

Mais les accusations de la SEC, qui dans sa plainte au civil impute à M. Stanford la conception d'un montage financier du type de celui reproché à Bernard Madoff, devraient entraîner de telles poursuites si la justice accumule des preuves suffisantes.

L'étendue mondiale des activités financières du groupe Stanford, avec 50 milliards investis par 50 000 clients dans 140 pays, devrait compliquer le remboursement des investisseurs.