Une autre société pétrolière étrangère prépare sa sortie des sables bitumineux canadiens.

LA PRESSE CANADIENNE

Devon Energy, établie à Oklahoma City, a annoncé mercredi qu'elle envisageait de « séparer » ses actifs canadiens de ses activités principales, une décision qui pourrait se traduire par une vente ou la création d'une nouvelle société pour les détenir et les exploiter.

Devon est propriétaire du complexe de sables bitumineux à injection de vapeur Jackfish, dont la capacité atteint 105 000 barils de bitume par jour, ainsi que de puits de pétrole lourd conventionnels situés près de Lloydminster, en Alberta, qui produisent environ 15 000 barils par jour.

Parmi les autres sociétés étrangères qui ont réduit leur exposition aux sables bitumineux au cours des dernières années se trouvent notamment la norvégienne Statoil, Murphy Oil, de l'Arkansas, la française Total et ConocoPhillips, de Houston.

Selon l'analyste de la Banque CIBC, Jon Morrison, les actifs canadiens pourraient aller chercher entre 3,5 milliards et 5 milliards en cas de vente. L'analyste Phil Skolnick, de la firme Eight Capital, estime pour sa part qu'ils pourraient se vendre entre 7 milliards et 9 milliards.

Jackfish se trouve au sud de Fort McMurray, à proximité d'activités appartenant aux sociétés rivales Cenovus Energy et MEG Energy, toutes deux établies à Calgary.

Devon a annoncé son intention de quitter le Canada (ainsi que de la région de Barnett Shale, au Texas) afin de mener à bien sa « transformation en une entreprise de croissance du pétrole à rendement élevé aux États-Unis ».