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Le pétrole se ressaisit modestement à la fin d'une rude semaine

Sur la semaine, les cours du brut ont... (Photo Jerod Foster, archives Associated Press)

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Sur la semaine, les cours du brut ont en effet encaissé des pertes marquées, le Brent reculant de 4,4 % et le WTI de 4,0 %, alors qu'ils avaient atteint en début de mois leurs plus hauts niveaux en quatre ans.

Photo Jerod Foster, archives Associated Press

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Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole ont regagné un peu de terrain vendredi à la fin d'une semaine difficile, marquée par les signes d'un éventuel ralentissement de la demande d'or noir sur le marché mondial.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a gagné 17 cents pour terminer à 80,43 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat de novembre a pris 37 cents pour finir à 71,34 dollars.

« Comme le marché des actions, qui a eu tendance ces derniers temps à donner le tempo aux matières premières, le marché du pétrole tente de rebondir un peu après s'être fait massacrer au cours des deux séances précédentes », a avancé Robert Yawger de Mizuho.  

Sur la semaine, les cours du brut ont en effet encaissé des pertes marquées, le Brent reculant de 4,4 % et le WTI de 4,0 %, alors qu'ils avaient atteint en début de mois leurs plus hauts niveaux en quatre ans.

Les prix de l'or noir ont particulièrement pâti de signaux avant-coureurs d'un éventuel relâchement de la demande dans les mois à venir.

L'Agence internationale de l'Énergie (AIE) a ainsi estimé vendredi que la demande de pétrole serait moins forte que prévu en 2018 et 2019, avec l'essoufflement de l'économie mondiale.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) avait également revu la croissance de la demande à la baisse dans son rapport mensuel jeudi.

« La combinaison de prix du pétrole plus élevés, du repli des devises des pays émergents face au dollar, et d'éventuelles barrières douanières, a alimenté les risques de voir s'affaisser la croissance de la demande en brut, plutôt solide ces dernières années », ont souligné les analystes de Schneider Electric.

Ces chiffres seraient en tout cas « l'occasion pour l'Arabie saoudite (premier exportateur mondial) de dire que tout est sous contrôle et qu'une augmentation de la production n'est pas nécessaire si la demande n'est pas là », a commenté Olivier Jakob, analyste chez Petromatrix.

La disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi à Istanbul, qui a déclenché des critiques de Washington, pourrait toutefois selon lui changer le ton adopté par le Royaume.

« L'Arabie saoudite a particulièrement besoin du soutien de la Maison-Blanche, et ne peut pas se permettre de déplaire au président américain, qui réclame des prix du pétrole plus bas », a ajouté M. Jakob.

Alors que le coût élevé de l'essence aux États-Unis pourrait peser sur les élections législatives en novembre, Donald Trump a récemment multiplié ses attaques contre l'OPEP, dont l'Arabie saoudite est la figure de proue.




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