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Le pétrole baisse fortement après la victoire du Brexit

Tirée par le Nigeria, la Libye et l'Irak,... (Photo Hasan Jamali, archives AP)

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Tirée par le Nigeria, la Libye et l'Irak, trois pays en conflit mais dont la production progresse régulièrement depuis trois mois, la production de l'OPEP a atteint le niveau record de 33,64 millions de barils par jour le mois dernie

Photo Hasan Jamali, archives AP

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours pétroliers ont fortement baissé vendredi, suivant la débâcle générale des marchés à la suite du vote britannique en faveur d'une sortie de l'Union européenne (UE), même si ses conséquences n'étaient pas évidentes pour le marché de l'or noir.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en août a perdu 2,47 dollars, soit environ 5%, à 47,64 dollars sur le New York Mercantile Exchange, qui a annoncé son niveau de clôture avec une demi-heure de retard sur l'horaire habituel.

À Londres, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a reculé de 2,50 dollars, là aussi un déclin de quelque 5%, à 48,41 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

«C'est largement lié à tout ce qui s'est passé depuis hier en Europe, c'est-à-dire le vote britannique pour quitter l'UE», a résumé Bart Melek, de TD Securities. «Cela a attisé les craintes concernant la croissance mondiale».

Les marchés financiers étaient dans l'ensemble pris de court vendredi par la victoire du Brexit au référendum de la veille, avec sur les Bourses européennes des chutes du même ordre de grandeur qu'au moment de la faillite de la banque américaine Lehman Brothers en 2008.

En ce qui concerne le pétrole, les investisseurs se demandent «ce qui va se produire (...) en premier lieu pour l'économie mondiale» et donc la demande en énergie, a souligné Gene Mc Gillian, de Tradition Energy.

Autre conséquence de ce scrutin, l'euro et la livre britannique chutaient sur le marché des changes, alors que «le dollar monte au détriment d'actifs comme le pétrole», comme l'a noté M. Melek.

Les échanges pétroliers pâtissent en général de la force du billet vert car ils sont libellés en monnaie américaine et deviennent donc moins intéressants pour les acheteurs.

Moins de puits

Malgré ce contexte défavorable, les observateurs remarquaient dans l'ensemble que les cours pétroliers limitaient leurs pertes par rapport à des actifs plus directement concernés, comme les actions européennes.

«Même si le marché du pétrole a fortement baissé, il s'est un peu stabilisé et se maintient au-dessus de ses plus bas niveaux de la semaine précédente», a souligné M. McGillian.

«Mais vu les incertitudes, on ne peut vraiment pas établir si (le Brexit) est désormais complètement intégré dans les cours», a-t-il reconnu.

De fait, les analystes se gardaient bien d'essayer de prévoir les fluctuations des cours lors des prochaines séances, beaucoup reconnaissant tout de même qu'ils avaient peu de chance de repasser les cinquante dollars le baril à court terme.

«Il ne fait pas de doute que les marchés sont en mesure de suivre des chemins très divers dans les prochains mois et semaines», a reconnu dans une note Tim Evans, de Citi. «Le mieux semble de partir du principe que les fluctuations d'aujourd'hui ne sont qu'une première réaction et non un ajustement complet des cours».

«Il se peut que l'on assiste à une petite période de rééquilibrage en hausse pour les cours du pétrole, puisque l'on peut penser que la réalité physique du marché n'a en rien changé», a-t-il ajouté, mettant néanmoins en garde contre une méfiance accrue des investisseurs.

Quoi qu'il en soit, les actualités spécifiquement liées au pétrole n'ont guère semblé retenir l'attention du marché vendredi, alors qu'elles étaient plutôt favorables, avec l'annonce d'un repli hebdomadaire du nombre de puits actifs aux États-Unis.

Relayé par un décompte du groupe privé Baker Hughes, ce recul est de nature à confirmer une baisse durable de la production américaine, qui se replie déjà franchement depuis près de quatre mois.




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