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Quatrième séance de baisse pour le pétrole

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le... (Photo archives AP)

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Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juillet perdait 56 cents à 48,32 dollars.

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Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole ont fini en baisse mardi pour une quatrième séance de suite, surtout pénalisés par le regain du dollar et la déstabilisation des marchés financiers mondiaux avant le référendum britannique sur l'appartenance à l'Union européenne.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en juillet a perdu 39 cents à 48,49 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a cédé 52 cents à 49,83 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), finissant sous le seuil des 50 dollars pour la première fois depuis le 3 juin.

«Le marché du brut se laisse emporter par la dégradation générale du moral liée à l'économie», a commenté Matt Smith, chez ClipperData.

Selon lui, les inquiétudes des investisseurs, manifeste dans la baisse des marchés d'actions, se reflétaient également dans la hausse du dollar. Or toute hausse du dollar a tendance à peser sur les cours du brut, qui sont libellés en billets verts, car elle pénalise les acheteurs munis d'autres devises.

Par ailleurs, a-t-il noté, un rapport de l'Agence internationale de l'énergie paru mardi «n'a pas été assez optimiste pour réorienter les prix» du brut.

L'AIE a expliqué que la consommation mondiale de pétrole augmentera plus que prévu en 2016 et conservera sa vigueur en 2017, tandis que la production d'or noir faiblit, ce qui signifie que le marché devrait retrouver son équilibre au second semestre de cette année.

Pour autant l'impact sur les cours du brut, qui ont presque doublé depuis février, devrait rester limité en raison des stocks excédentaires restant à écouler, selon l'AIE.

Pour Tim Evans, chez Citi, ce rapport a été considéré par le marché comme «une confirmation de ce qu'il savait déjà plutôt qu'une nouvelle fraîche».

Par ailleurs, le marché attendait la publication mercredi des chiffres hebdomadaires du ministère américain de l'Énergie (DoE) sur le niveau des stocks de pétrole et de produits pétroliers, ainsi que la production nationale.

M. Smith a indiqué qu'il tablait sur un nouveau reflux des stocks de brut, ce qui, selon lui, «pourrait provoquer un petit rebond après quatre séances de baisse».

Mais les investisseurs pourraient aussi sanctionner l'annonce d'une nouvelle augmentation de la production américaine, a-t-il estimé, alors que les investisseurs s'inquiètent déjà qu'un baril à plus de 50 dollars pousse les producteurs à relancer des opérations de pompage que la baisse des cours les avait convaincus d'arrêter ou ralentir.

Une première estimation des stocks doit être fournie en soirée par la fédération professionnelle API.

M. Smith et M. Evans ont estimé que, à côté de la baisse des réserves de brut, les stocks d'essence et de produits distillés devraient avoir peu évolué, M. Smith estimant même qu'ils pourraient avoir augmenté durant la semaine achevée le 10 juin.




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