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Nette hausse du pétrole

«Après une longue période de baisse, le rapport... (Photo Archives Reuters)

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«Après une longue période de baisse, le rapport d'aujourd'hui sur les réserves (américaines) a encouragé les investisseurs à revenir sur le marché», a résumé Mike Lynch, de Strategic Energy & Economic Research.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole ont nettement monté mercredi après l'annonce inattendue d'une forte baisse des stocks américains de brut, et ont comme la veille fini plus haut à New York qu'à Londres, confirmant une situation sans précédent depuis 2010.

Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en février a pris 1,36 dollar à 37,50 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

À Londres, le prix du baril de Brent pour livraison en février a lui aussi monté, gagnant 1,25 dollar à 37,36 dollars, mais a terminé comme la veille sous le niveau du WTI.

Même si les cours avaient déjà un peu rebondi mardi sur le marché new-yorkais, cette avancée marque une rupture pour un marché qui restait depuis le début de semaine proche de ses plus bas niveaux depuis 2009 aux États-Unis et depuis 2004 en Europe pour le baril de Brent.

«Après une longue période de baisse, le rapport d'aujourd'hui sur les stocks (américains) a encouragé les investisseurs à revenir sur le marché», a résumé Mike Lynch, de Strategic Energy & Economic Research.

Dans ses chiffres hebdomadaires sur l'état de l'offre américaine, le département de l'Énergie des États-Unis a annoncé mercredi que les stocks de brut avaient reculé de 5,9 millions de barils, alors que les experts interrogés par l'agence Bloomberg avaient tablé sur une hausse.

De plus, cette baisse est nettement plus marquée que le déclin déjà important de 3,6 millions de barils dont avait fait part la veille l'American Petroleum  (API), fédération professionnelle du secteur aux États-Unis, dans ses propres estimations.

Même si cette chute est de nature à rassurer des investisseurs obnubilés par la surabondance de pétrole à travers le monde, certains observateurs jugeaient limitée sa signification, d'autant que la production américaine a elle légèrement augmenté.

«La baisse inattendue des stocks de brut est largement due à un recul d'un million de barils par jour (mbj) des importations», a remarqué Tim Evans, de Citi.

«Cela semble largement obéir aux habituelles opérations de fin d'années sur les stocks, comme les raffineries du golfe du Mexique réduisent leurs réserves» pour faire baisse des impôts proportionnels, a-t-il précisé.

Échanges réduits 

Quoi qu'il en soit, ces chiffres, qui concernent avant tout le pétrole coté à New York, ont un peu plus profité au WTI qu'au Brent, dont les cours ont pour la deuxième séance de suite terminé sous le niveau de leur homologue américain.

Cette situation, qui ne s'était pas durablement produite depuis plus de cinq ans, «est en partie due au fait que les États-Unis ont levé leur embargo sur les exportations de pétrole brut», a expliqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates. «Cela veut dire que les producteurs américains vont pouvoir concurrencer le Brent dans des marchés comme l'Amérique du Sud.»

Comme second grand facteur de cette inversion, les observateurs disent aussi s'attendre à un net déclin de la production américaine par rapport au reste du monde, notamment face à la stratégie de défense de ses parts de marchés par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

À ce titre, même si les chiffres hebdomadaires du DoE ne montrent pour le moment pas de franc recul de la production, les analystes attendent beaucoup de la baisse persistante du nombre de puits en activité aux États-Unis, qui ont encore baissé de trois unités cette semaine, selon un décompte du groupe privé Baker Hughes.

«Cette inversion entre le Brent et le WTI pourrait provoquer une dynamique très intéressante dans laquelle (...) les États-Unis vont augmenter leurs importations», a avancé M. Lipow. «En même temps, des producteurs de la région du Texas pourraient accélérer leurs exportations.»

Néanmoins, les fluctuations actuelles du marché ont une signification limitée par l'absence de nombreux investisseurs, à l'approche des fêtes, durant laquelle elles peuvent être particulièrement erratiques.

«Les volumes d'échanges sur le pétrole brut demeurent très faibles et devraient le rester jeudi», séance que le marché terminera avec une heure d'avance avant de rester fermé le lendemain pour Noël, a conclu Olivier Jakob, de Petromatrix.




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