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Hausse forte et inattendue des stocks de brut aux É.-U.

Les stocks de pétrole brut ont fortement augmenté la semaine dernière aux... (PHOTO ARCHIVES REUTERS)

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Agence France-Presse
New York

Les stocks de pétrole brut ont fortement augmenté la semaine dernière aux États-Unis, contrairement aux attentes, selon des chiffres publiés mercredi par le département américain de l'Énergie.

Lors de la semaine achevée le 11 décembre, les réserves commerciales de brut ont progressé de 4,8 millions de barils pour atteindre 490,7 millions de barils, alors que les experts interrogés par l'agence Bloomberg avaient tablé sur une baisse de 1,5 million de barils.

En revanche, la fédération professionnelle American Petroleum Institute (API) prévoyait une progression de 2,3 millions de barils des stocks de brut, moins élevée qu'elle ne s'est révélée dans les chiffres officiels.

Logiquement, les réserves de brut, qui avaient reflué la semaine dernière, restent «proches de niveaux pas vus à cette période de l'année depuis au moins 80 ans», comme l'a encore une fois souligné le département américain de l'Énergie. Elles enregistrent une progression de 29,1% par rapport à la même période de l'an dernier.

Avec une hausse de 1,7 million de barils, les réserves d'essence progressent également largement plus qu'attendu, puisque les experts de Bloomberg attendaient une avancée de 1 million, et l'API de juste 100 000 barils.

Elles affichent néanmoins un recul de 1,2% par rapport à la même période de 2014, tout en restant dans la partie supérieure de la fourchette moyenne en cette époque de l'année.

Les stocks de produits distillés (diesel, fioul de chauffage, kérosène, etc.) ont également fortement augmenté, à hauteur de 2,6 millions de barils, alors que les experts de Bloomberg attendaient une progression de 2 millions de barils, et l'API un reflux de 1,8 million de barils.

Ils progressent de 25% par rapport à la même époque en 2014, et restent dans la moitié supérieure de la fourchette moyenne pour cette période de l'année.

Production en hausse

Très surveillée par les analystes, la production américaine est repartie en hausse, progressant de 12 000 barils par jour (b/j), à 9,176 mbj.

Également suivies de près par les courtiers, les réserves du terminal pétrolier de Cushing en Oklahoma, qui servent de référence au pétrole échangé à New York, le WTI, ont augmenté de 700 000 barils, à 60,1 millions.

Toutes catégories confondues, les stocks pétroliers américains ont augmenté de 5 millions de barils.

Du côté de la demande, sur les quatre dernières semaines, les États-Unis ont consommé en moyenne 20 mbj de produits pétroliers, soit 0,5% de moins qu'à la même époque en 2014.

Durant la même période, la demande de produits distillés, liée notamment aux besoins en chauffage, a reculé de 8,2%, alors que l'automne reste exceptionnellement doux. Celle d'essence a augmenté de 0,7%, dans les deux cas sur un an.

Les raffineries américaines ont ralenti la cadence, fonctionnant à 91,9% de leurs capacités contre 93,1% la semaine précédente.

Vers midi, le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en janvier accélérait nettement son recul, perdant 1,20 dollar à 36,15 dollars.




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