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Le pétrole chute sous le poids du dollar fort et de stocks en hausse

Le cours du baril de «light sweet crude»... (PHOTO ADGAR SU, ARCHIVES REUTERS)

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Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) a perdu 1,58 $US à 46,32 $US, cédant un peu de la hausse de presque 11 % enregistrée en une semaine, jusqu'à mardi soir.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole ont chuté mercredi, pénalisés par le regain de vigueur du dollar américain et l'annonce d'une nouvelle augmentation des stocks de brut aux États-Unis.

Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en décembre a perdu 1,58 $US à 46,32 $US, cédant un peu de la hausse de presque 11% enregistrée en une semaine, jusqu'à mardi soir.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a chuté de 1,96 $US à 48,58 $US sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres.

«C'est la conjonction de deux choses», a commenté Matt Smith, chez ClipperData. Selon lui, «la force du dollar a été trop importante pour que le brut y résiste».

En effet, l'euro s'échangeait mercredi autour de 1,0855 $US, soit le niveau le plus fort du billet vert depuis le mois de juillet, à la suite de déclarations de la présidente de la Réserve fédérale Janet Yellen, qui a rappelé que la possibilité d'une hausse des taux d'intérêt restait possible dans cinq semaines, et d'un bon indicateur aux États-Unis.

Or, comme les échanges de brut sont libellés en dollars, tout renforcement du billet vert pénalise les acheteurs munis d'autres devises et pèse sur les cours.

Puis, a ajouté M. Smith, «nous avons eu des chiffres sur les réserves (de pétrole aux États-Unis), qui ne poussaient pas très fort à la baisse, mais ont tout de même montré une nouvelle solide augmentation des stocks de brut, en dépit d'une accélération de la cadence des raffineries et d'une baisse des importations».

Le ministère de l'Énergie (DoE) a annoncé que les stocks de brut avaient augmenté de 2,8 millions de barils, un peu plus que ne s'y attendaient les experts interrogés par l'agence Bloomberg (+2,5 millions).

Cette augmentation des stocks, certes en ralentissement, les laisse à 482,8 millions de barils, tout près de leur niveau le plus haut de l'année (490 millions de barils).

Autre élément peu encourageant pour les investisseurs, la production nationale a un peu augmenté, à hauteur de 48 000 barils par jour, un mauvais signe dans un marché qui souffre toujours d'une offre largement excédentaire.

Parallèlement, les stocks d'essence ont baissé largement plus que prévu (-3,3 millions de barils contre -1,25 million attendu par les experts de Bloomberg), et ceux de produits distillés ont également reflué de 1,3 million de barils.

Des chiffres globalement semblables la semaine dernière avaient donné le coup d'envoi d'une semaine de forte hausse, jugée exagérée par plusieurs analystes, mais semblaient cette fois-ci avoir l'effet inverse.

«Je suis plus à l'aise avec la chute (des cours) d'aujourd'hui qu'avec le redressement tellement fort qu'on a vu la semaine dernière», a commenté M. Smith.




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