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À cause du manque d'oléoducs, Shell délaisse un projet en Alberta

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Shell affirme qu'elle enregistrera une charge de 2 milliards $ dans ses résultats du troisième trimestre en raison de cette décision.

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La Presse Canadienne
CALGARY

Shell tire un trait sur son projet de sables bitumineux de Carmon Creek dans le nord-ouest de l'Alberta, faisant notamment valoir un manque de pipelines jusqu'aux côtes.

La décision est annoncée au terme d'une révision des coûts et de la conception du projet, dans le cadre de laquelle l'entreprise pétrolière l'a évalué en fonction d'autres projets dans son portfolio.

Le géant européen de l'énergie avait fait état pour la première fois en octobre 2013 du projet de construction sur ses baux de pétrole lourd de Peace River. Le projet du ruisseau Carmon devait produire 80 000 barils de bitume par jour à l'aide de puits verticaux à la vapeur.

Mais en mars dernier, Shell avait indiqué vouloir ralentir le projet tout en tentant de réduire ses coûts et d'améliorer la conception.

Néanmoins, l'entreprise dit désormais que le projet ne cadre plus dans ses plans - et l'une des raisons citées est le manque d'infrastructure pour transporter le pétrole brut canadien vers les marchés mondiaux.

Shell affirme qu'elle enregistrera une charge de 2 milliards $ dans ses résultats du troisième trimestre en raison de cette décision.

Le chef de la direction Ben van Beurden a parlé de «choix difficiles» pour Shell dans le contexte actuel de prix plus bas du pétrole.

Des projets comme l'oléoduc Northern Gateway d'Enbridge et Énergie Est de TransCanada demeurent incertains, en outre en raison de l'opposition de communautés de Premières Nations et de délais d'approbation réglementaire.

Des groupes environnementaux, tels que Greenpeace Canada, espèrent que le nouveau gouvernement libéral à Ottawa cherchera à bâtir une économie verte plutôt que de soutenir des projets d'oléoducs, «comme le faisait le gouvernement Harper».

«L'opposition dans la population à de nouveaux pipelines des sables bitumineux garde le carbone dans le sol, nous donnant du temps pour développer des solutions de rechange», dit Keith Stewart, de Greenpeace Canada.




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