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Le pétrole recule malgré une forte baisse des stocks de brut américains

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour... (PHOTO DAVID MCNEW, ARCHIVES REUTERS)

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Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en août a perdu 86 cents, terminant à 104,48 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole coté à New York ont fini en nette baisse mercredi, plombés par des prises de bénéfices et une éventuelle augmentation de l'offre libyenne malgré une chute plus marquée que prévu des réserves de brut aux États-Unis.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en août a perdu 86 cents, terminant à 104,48 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

«Le marché continue de souffrir de prises de bénéfices» et n'a que peu bénéficié d'un rapport hebdomadaire sur les réserves pétrolières américaines qui a pourtant montré «une baisse plus importante que prévu» de ces stocks, a relevé Gene McGillian, de Tradition Energy.

Le département américain à l'Énergie (DoE) a indiqué mercredi que les stocks de brut avaient reculé de 3,2 millions de barils la semaine dernière aux États-Unis, soit près de deux fois plus que la baisse de 1,7 million de barils anticipée par les analystes.

L'évolution des stocks d'essence a aussi surpris les investisseurs, puisque ces réserves ont reculé de 1,2 million de barils alors que les experts tablaient sur une progression de 800 000 barils.

Cependant, «les produits distillés ont nettement grimpé (...) et les fondamentaux restent peu haussiers» aux États-Unis, a remarqué M. McGillian. En effet, «on est encore à quelque 5% de niveaux historiques record pour les réserves de brut, avec un rythme de production avoisinant des sommets depuis 30 ans», a-t-il précisé.

À 384,9 millions de barils fin juin, ces réserves restent en effet proches d'un plus haut atteint fin avril un sommet depuis avril 1931 (sur la base de données mensuelles) à 399,4 millions de barils.

D'autre part, les prix du pétrole new-yorkais ont été pénalisés, dans le sillage du baril de Brent à Londres, «par l'éventuelle réouverture de deux terminaux pétroliers en Libye, qui pourrait augmenter l'offre» de ce pays producteur clef en Afrique «de quelque 500 000 barils par jour», a noté Matt Smith, de Schneider Electric.

La production et l'exportation de brut libyen sont très perturbées depuis un an, à cause de divers mouvements de protestation, notamment de la part de rebelles qui réclament l'autonomie de la région orientale de la Libye.

L'offre libyenne, qui peut atteindre en temps normal jusqu'à 1,5 million de barils par jour (mb/j), se situe actuellement autour de 320 000 barils par jour.

L'escalade des violences en Irak et en Ukraine est aussi restée au coeur des préoccupations «mais on n'a pas vu de perturbations dans l'approvisionnement» énergétique, et cela a soulagé la pression à la hausse sur les prix, a ajouté M. McGillian.

Et, en dépit du renforcement de la tempête tropicale Arthur, qui déverse des trombes d'eau dans le sud-est des États-Unis et pourrait, le Centre national des ouragans (NHC), se transformer en ouragan d'ici jeudi, les opérateurs n'anticipaient qu'un impact marginal sur la demande en essence au cours du long week-end du 4 juillet et sur la demande en essence.




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