Une hausse inattendue des réserves de brut aux États-Unis et l'incertitude autour des négociations sur la dette américaine ont poussé les prix du pétrole en forte baisse mercredi à New York.

Publié le 27 juill. 2011
AGENCE FRANCE-PRESSE

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en septembre a terminé à 97,40 dollars, en repli de 2,19 dollars par rapport à la veille.

«De nombreux marchés sont pris au piège jusqu'à ce que l'on dépasse la question du plafond de la dette et les négociations entre le Congrès, le Sénat et la Maison Blanche», a observé Rich Ilczysyn, de Lind-Waldock.

L'absence de compromis entre démocrates et républicains, qui ont selon le Trésor jusqu'au 2 août pour s'accorder sur un relèvement du plafond de la dette des États-Unis afin d'éviter un défaut de paiement, faisait peser une lourde incertitude sur les marchés.

«Les prix reflètent les inquiétudes sur la gestion du plafond de la dette et la menace, de facto, d'un défaut de paiement pourraient affecter la demande du plus gros consommateur de pétrole dans le monde, les Etats-Unis», ont souligné les analystes de Commerzbank.

La volatilité s'était traduite par une séance en montagnes russes mardi, avec un pic à 100,62 dollars pour le baril de light sweet crude, avant de retomber de plus de deux dollars mercredi.

«Il est difficile de se concentrer sur la croissance, la consommation», tant que la question du budget n'est pas réglée, a souligné Rich Ilczyszyn.

Le marché s'est trouvé pénalisé par un raffermissement de la monnaie américaine, le dollar regagnant du terrain principalement face à l'euro après un début de semaine difficile.

«Toute hausse du dollar, même petite, met la pression sur les matières premières», a rappelé M. Ilczyszyn. Même les prix de l'or se sont un peu repliés après un nouveau record inédit de l'once sur le marché au comptant, non loin de 1630 dollars.

Le baril échangé à New York a subi une pression accrue par rapport au Brent après une augmentation des stocks de brut aux États-Unis la semaine passée, mise en lumière par les chiffres du département de l'Energie dans la matinée.

Après sept reculs hebdomadaires consécutifs, ils ont rebondi de 2,3 millions de barils.