Les prix du pétrole ont nettement rebondi vendredi après le fort repli de la veille, à l'issue d'une semaine volatile, dans un contexte économique qui reste toutefois mitigé.

Mis à jour le 15 juill. 2011
AGENCE FRANCE-PRESSE

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en août a terminé à 97,24 dollars, en progression de 1,55 dollar par rapport à la veille.

À Londres, sur l'IntercontinentalExchange, le baril de Brent de la mer du Nord à échéance en septembre a gagné 1,00 dollar à 117,26 dollars.

«La seule raison pour laquelle les cours du pétrole augmentent, c'est qu'ils compensent les fortes pertes de la veille», a indiqué Bart Melek, de TD Securities.

Le marché pétrolier avait subi un brusque retournement jeudi, lorsque le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke avait douché les espoirs du marché, lequel avait vu dans ses propos de la veille l'éventualité que l'institution lance une nouvelle phase de mesures de soutien à l'économie.

Le baril avait abandonné plus de 2 dollars, retombant sous 96 dollars.

«Le marché tente de se reprendre. Cela a été une semaine chaotique», a observé Tom Bentz, de BNP Paribas.

Les indicateurs publiés vendredi aux États-Unis ont été très mitigés. La confiance des consommateurs notamment chutait en juillet, selon l'indice de l'université du Michigan, tombé à son niveau le plus bas depuis mars 2009, une époque où le pays était encore en récession.

Point positif pour l'économie et la demande en énergie, a relevé Bart Melek, la production industrielle s'est reprise en juin après deux mois de baisse, progressant de 0,2% selon la Fed, un chiffre conforme à la prévision médiane des analystes.

Par ailleurs, les tensions économiques en Europe se sont un peu relâchées après la publication des résultats des tests de résistance effectués sur les banques européennes, a noté M. Melek.

Les négociations sur un relèvement du plafond de la dette se poursuivaient vendredi entre démocrates et républicains, alors que l'agence de notation Standard and Poor's, emboîtant le pas à Moody's la veille, a averti jeudi qu'elle envisageait d'abaisser la note de solvabilité financière des États-Unis en raison de l'impasse des discussions.

Ces inquiétudes suscitées par l'économie du premier consommateur mondial de brut pesaient sur les anticipations de demande d'or noir.

Mais l'affaiblissement du dollar qui a suivi l'avertissement lancé par S&P a cependant aidé les prix du pétrole à rebondir, a souligné Tom Bentz, même si le marché des changes restait très volatil.

Les cours sur le marché new-yorkais «sont dans une fourchette entre 99,40 dollars et 93,50 dollars, et on est un peu coincé à ces niveaux», a rapporté l'analyste.