Les prix du soja et du maïs ont atteint leurs plus hauts niveaux depuis août 2008 mardi à Chicago, en raison de la sécheresse qui persiste en Argentine, tandis que ceux du blé ont profité de la demande de l'Egypte pour les céréales américaines.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Il n'y a pratiquement aucune précipitation prévue en Argentine dans les dix prochains jours», ont relevé les analystes de la maison de courtage Allendale, et le manque d'eau «représente toujours un problème de nature à faire monter les cours du soja».

Cet important exportateur de soja, mais aussi de maïs, subit un temps chaud et sec depuis plusieurs mois en raison du phénomène climatique la Nina, ce qui pourrait diminuer sa production. Cette dernière arrive sur le marché quand c'est l'hiver dans les grandes puissances agricoles de l'hémisphère Nord.

«Le marché est aussi satisfait de voir que pour deux des trois catégories de blé que l'Egypte voulait acheter, la demande s'est dirigée exclusivement vers les Etats-Unis», a relevé Allendale.

Côté offre, de basses températures sont attendues dans les jours à venir pour les plaines du centre et du sud des Etats-Unis, où est cultivé le blé d'hiver, a ajouté la maison de courtage.

Sur le Chicago Board of Trade, le boisseau (environ 25 kg) de soja pour livraison en mars a pris 2,50 cents à 13,87 dollars. Il est monté jusqu'à 13,9475 dollars.

Le contrat de maïs à échéance en mars a engrangé 8 cents à 6,2325 dollars, après un pic à 6,24 dollars.

Le boisseau de blé à échéance identique a gagné 18 cents à 7,9825 dollars.