Les prix du pétrole se sont nettement repliés mercredi à New York, le baril de référence cédant plus de 1 dollar sous la pression de l'augmentation des réserves de brut et de produits pétroliers aux États-Unis.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en septembre a terminé à 76,56 dollars, en recul de 1,02 dollar par rapport à la veille, pour sa première séance en tant que contrat de référence.

«Les stocks d'essence ont augmenté pour la quatrième semaine consécutive, ce qui est évidemment négatif pour les prix, tout comme la hausse substantielle des stocks de produits distillés», a expliqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Les stocks d'essence, très surveillés en période estivale marquée par d'importants déplacements en voiture, ont augmenté de 1,1 million de barils la semaine passée, selon le rapport hebdomadaire du département américain de l'Énergie. Ceux de distillats (dont le gazole et le fioul de chauffage) ont progressé de 3,9 millions, plus de deux fois plus qu'anticipé par les analystes interrogés par Dow Jones Newswires.

«En plus, le marché attendait un nouveau recul des stocks de brut», a souligné Andy Lipow, assez net (-1,3 millions) selon les prévisions des mêmes analystes. Or, ceux-ci se sont étoffés de 400 000 barils, après trois semaines de recul consécutives.

Cette hausse est due à la hausse de près de 10 millions de barils par jour des importations.

«Combinée à une petite augmentation de la production de brut américaine, cela a poussé l'offre totale de pétrole à des niveaux proches de leurs récents sommets», a noté Nic Brown, de Natixis.

Le rapport du DoE a poussé le marché dans le rouge, alors même qu'il s'était trouvé à l'ouverture soutenu par de bons résultats de société et l'évolution d'une dépression tropicale dans les Caraïbes.