Même si Shell a tourné la page, un des deux acheteurs intéressé a doublé sa mise pour mettre la main sur la raffinerie de Montréal.

Hélène Baril LA PRESSE

Delek US, la division américaine d'un holding basé en Israël, a fait passer son offre de 75 millions à 150 millions.

La proposition a été faite à Shell hier et aucune réaction n'a pu être obtenue de la part de la pétrolière.

Delek US est la division pétrolière du groupe Delek et son siège social est à Trentwood au Tennessee. L'entreprise exploite une raffinerie capable de traiter 60 000 barils de pétrole par jour à Tyler, au Texas et une chaine de 442 stations service couplées à des dépanneurs qui portent la bannière Mapco dans le sud des États-Unis.

En 2009, l'ensemble du groupe Delek a réalisé un chiffre d'affaires de 11,6 milliards de dollars canadiens dont le quart environ a été généré par ses activités du secteur de l'énergie aux États-Unis. L'entreprise est aussi active dans le secteur de la finance et de l'assurance.

Delek est un des deux acheteurs qui se sont manifestés à la dernière minute pour acheter la raffinerie que Shell veut abandonner. L'autre acheteur, dont on ignore toujours l'identité, ne serait pas relié au secteur du raffinage.

Shell a fait savoir par deux fois que le processus de mise en vente de sa raffinerie de Montréal était terminé et que son intention était de démanteler les installations pour ne conserver que des réservoirs.

Mais les quelque 500 employés de la raffinerie qui risquent de perdre leur gagne-pain gardent toujours espoir. Hier, le président de la FTQ, la centrale à laquelle est affilié le syndicat des travailleurs de Shell, a affirmé que les discussions se poursuivent. «On est mardi le 15 juin et il y a encore des négociations en marche, a dit Michel Arsenault à la Presse Canadienne. Nous on attend le résultat. Je crois qu'il y a encore de l'espoir».