Après les plans de stimulation économique censés rétablir la demande, des coupes massives de production dans le secteur des métaux ont cours dans l'espoir de ramener l'offre vers un niveau d'équilibre avec la demande.

Mis à jour le 10 févr. 2009
Hugo Fontaine
Hugo Fontaine LA PRESSE

Depuis septembre, les grands producteurs mondiaux de métaux réduisent la production. En données annualisées, les coupes de production de cuivre atteignent 870 000 tonnes. Pour l'aluminium, il est question de 4,9 millions de tonnes. Du côté du nickel et du zinc, les coupes sont respectivement de 118 000 et 847 000 tonnes.

 

«Ce sont des actions très importantes parce que les stocks avaient fortement grimpé de septembre à janvier, explique Luc Girard, directeur du groupe-conseil en portefeuilles chez Valeurs mobilières Desjardins (VMD). C'est très positif. Il fallait qu'on passe par là.»

Entre septembre et janvier, les stocks de cuivre ont augmenté de 327 000 tonnes, une hausse de plus de 60%. Les stocks d'aluminium s'établissent maintenant à 5 millions de tonnes, une hausse de plus de 40% depuis septembre.

Les coupes, si importantes soient-elles, ne devraient toutefois pas avoir d'effet notable sur les marchés avant le mois d'avril, selon VMD.

Trois raisons principales expliquent ce délai. D'abord, il faut un certain temps pour réduire les capacités de production. Il faut aussi prévoir un temps pour que la réduction de la production réduise le niveau des stocks. Enfin, il faut calculer les périodes de livraison des métaux.

«La réaction à la hausse des prix va se faire sentir seulement quand il y a aura une stabilisation sur le plan des stocks, dit Luc Girard. Pour ça, il faut encore attendre le retour de la demande, et il faut des banques qui recommencent à prêter.»