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L'urgence de l'adéquation formation-emploi

« On a beaucoup valorisé les formations universitaires,... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE)

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« On a beaucoup valorisé les formations universitaires, alors les métiers techniques attirent moins de jeunes », observe Yves-ThomasDorval, président-directeur général du Conseil du patronat.

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

L'urgence d'agir pour améliorer l'adéquation formation-emploi: voilà l'objectif que se sont donné les intervenants gouvernementaux, du milieu de l'éducation et du marché du travail réunis lors d'un récent colloque organisé par le Conseil du patronat du Québec (CPQ).

«Nous avons quatre personnes en âge de travailler au Québec pour une au-dessus de 65 ans, et dans 15 ans, la proportion sera de deux pour une», explique Yves-Thomas Dorval, président-directeur général, CPQ.

De plus, le Canada est en retard par rapport aux autres pays de l'OCDE en matière de productivité.

«Nos voisins du Sud, par exemple, ont déjà une productivité supérieure à la nôtre et elle croît à un rythme plus rapide, affirme M. Dorval. Pour augmenter la productivité, des investissements sont nécessaires en équipements, en informatique, et il faut en même temps investir en formation.»

Déjà, des problèmes surgissent dans des régions et certains secteurs d'activité.

«À Québec, on est au plein emploi et dans certaines régions, il y a du chômage, car les profils ne correspondent pas aux besoins des entreprises, explique le PDG. Dans le secteur manufacturier, par exemple, on a énormément de difficulté à trouver des professionnels et des techniciens.»

Pour améliorer l'adéquation, un défi lié à l'information doit être relevé.

«On a le système Information sur le marché du travail global et quantitatif, mais il ne va pas dans les détails de tous les métiers, indique M. Dorval. De plus, on y expose les besoins actuels sans études prospectives. Puis, il y a le défi de partager cette information et de l'adapter aux différents publics comme les jeunes et les parents.»

Les valeurs véhiculées dans la société sont aussi importantes.

«On a beaucoup valorisé les formations universitaires, alors les métiers techniques attirent moins de jeunes», observe M. Dorval.

Du travail est aussi à faire sur le plan de la flexibilité des formations. Par exemple, il faut atteindre des quotas pour démarrer des cohortes en formation professionnelle. Cela empêche des gens d'être formés. Avec plus de flexibilité, on pourrait réunir des jeunes de commissions scolaires voisines, notamment.

«Puis, au collégial, il s'écoule presque neuf ans entre l'identification d'un besoin et l'obtention du diplôme d'un jeune formé pour y répondre!», s'exclame M. Dorval.

François Blais, ex-ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale (maintenant à l'Éducation), présent au colloque, a exprimé sa volonté d'améliorer les programmes en place.

Le CPQ recommande déjà au gouvernement de revoir la question du cran d'arrêt lorsqu'il est question d'adéquation formation-emploi. Ce principe oblige un ministère à dégager des sommes dans son ministère pour financer un nouveau programme.




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