Source ID:519134; App Source:cedromItem

Portrait: Éric Gaudreau, responsable de service d'analyses

Éric Gaudreau est responsable de la division environnement... (PHOTO JEAN-MARIE VILLENEUVE, LE SOLEIL)

Agrandir

Éric Gaudreau est responsable de la division environnement au Centre de toxicologie du Québec.

PHOTO JEAN-MARIE VILLENEUVE, LE SOLEIL

Didier Bert

Collaboration spéciale

La Presse

Éric Gaudreau est responsable de la division environnement au Centre de toxicologie du Québec (CTQ). Il répond à nos questions sur son métier.

Pourquoi avez-vous choisi ce métier?

Mon choix s'est déterminé au secondaire. J'aimais beaucoup les expériences en laboratoire. Je voulais savoir comment la matière était composée.

En quoi consiste votre travail?

Je coordonne les activités de la division environnement, qui s'intéresse aux contaminants qu'on retrouve dans les matrices biologiques comme le sang, les cheveux, les ongles et l'urine. Je m'assure de la fiabilité des résultats et je valide les rapports d'analyses des huit techniciens de laboratoire. Ces analyses sont demandées par le réseau de la santé du Québec, mais aussi par une clientèle internationale.

Qu'avez-vous fait comme études?

J'ai fait un baccalauréat en chimie à l'Université Laval, puis une maîtrise en sciences de l'eau au Centre Eau Terre Environnement de l'Institut national de recherche scientifique.

Quel a été votre cheminement professionnel?

J'ai commencé comme chimiste: j'analysais des contaminants des sols et des eaux, dans le secteur privé. Puis je suis devenu successivement assistant de recherche, chimiste-chercheur au cégep Lévis-Lauzon, puis chimiste en recherche et développement au CTQ.

Décrivez une journée typique de travail.

Je veille au bon déroulement de nos mandats d'analyse, en venant en soutien des techniciens qui travaillent sur deux quarts de travail, 365 jours par an. Je m'assure que nous restons à la fine pointe de la technologie. Et je fais le suivi de nos travaux auprès de la direction.

Quel est votre plus grand défi?

Parvenir à mener à terme nos mandats d'analyses! Cela peut être assez complexe : nous travaillons sur des molécules instables. Nos méthodes doivent être robustes.

Qu'aimez-vous le plus dans ce travail?

De nouveaux contaminants apparaissent sans cesse. Nous devons tenir nos connaissances à jour. Nous sommes à l'affût des nouvelles molécules, qui peuvent être toxiques pour la santé humaine.

Qu'est-ce que les gens ignorent de votre métier?

Nos analyses servent notamment aux médecins à savoir quelle substance a intoxiqué un patient. Cela peut être une drogue de rue, un antidépresseur, des pesticides... Ce que nous faisons est utile pour la population, et pour les chercheurs qui étudient la corrélation entre des contaminants et certaines maladies.

Quelles sont les qualités et aptitudes requises?

En plus de la curiosité scientifique, il faut être persévérant. Cela peut prendre plusieurs semaines avant de trouver une conclusion. Il faut émettre des hypothèses et les vérifier, sans oublier de remettre en question notre processus analytique.

En chiffres

Perspectives d'emploi (2012-2016): favorables

Taux de chômage (2011): faible

Demande de main-d'oeuvre (2011-2016): modérée

Salaire annuel moyen (2005): 73 000 $

Source: Emploi-Québec - Information sur le marché du travail




À découvrir sur LaPresse.ca

Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer