Aujourd'hui infirmier clinicien émérite, Simon Grenier-Michaud se savait voué aux soins critiques dès qu'il a entrepris sa formation.

Mae Drolet-Giroux, collaboration spéciale LA PRESSE

«J'aime l'action, l'adrénaline, les situations critiques. J'ai suivi mon cours en soins infirmiers pour travailler aux urgences», dit-il.

Simon travaille aux urgences du centre hospitalier régional de Trois-Rivières depuis cinq ans. Les tâches qu'il doit accomplir sont variées. L'infirmier aux urgences peut, entre autres, travailler au triage, accueillir le patient à son arrivée, réaliser le premier examen et déterminer la priorité des cas.

«L'infirmier aux urgences peut aussi être affecté à la salle de réanimation, dit-il. Dans le cas d'un accidenté grave, par exemple, on est appelés à réaliser les manoeuvres pour lui sauver la vie. Aussi lorsque des patients doivent être gardés en observation pendant 24 ou 48heures, on doit assurer une surveillance très étroite. L'infirmier doit administrer certains traitements et des médicaments aux patients, tout en collaborant avec les autres professionnels des urgences», précise-t-il.

Même si un diplôme d'études collégiales en soins infirmiers suffit pour travailler comme infirmier aux urgences, Simon a choisi de poursuivre ses études à l'université. Il a obtenu son baccalauréat et termine actuellement sa maîtrise en sciences infirmières.

«Je fais une maîtrise pour développer une expertise en soins d'urgence. La maîtrise ne me permettra pas de prescrire des médicaments comme le font les «superinfirmières», par exemple. Il s'agit plutôt d'une maîtrise avec thèse, une formation axée sur la recherche dans un domaine précis», explique-t-il.

Son projet de maîtrise portant sur la révision des processus liés au délai porte-électrocardiogramme aux urgences lui a valu un prix ACFAS Desjardins (maîtrise 2011).

Mesures d'urgence nucléaire

Simon est aussi responsable de la planification des mesures d'urgence nucléaire aux urgences du CSSS qui l'emploie.

«Nous révisons en ce moment les mesures d'urgence en cas d'accident nucléaire. Que devrons-nous faire, par exemple, si nous devons traiter un patient victime d'un accident de nature radiologique? Il existe déjà un cahier de procédures aux urgences et je suis en train de le réviser», explique-t-il.

En plus du poste au centre hospitalier qu'il occupe les soirs de fins de semaine, Simon est aussi chargé de cours au département des sciences infirmières à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Il y enseigne les soins infirmiers d'urgence.

Son emploi du temps est atypique, admet le jeune homme de 25 ans. Mais il assure que ses horaires de travail lui conviennent sans pour autant nuire à ses études ni à l'ensemble de ses activités et de son engagement bénévole.

À savoir:

PERSONNES EN EMPLOI:

10 352 infirmières cliniciennes (2010-2011)

FORMATION:

Baccalauréat en sciences infirmières

SALAIRE ANNUEL:

de 43 656$ à 77 800$*

*Échelle salariale après l'équité salariale au 1er avril 2012 selon la convention collective de la FIQ.

Sources: Ordre des infirmières et infirmiers du Québec et Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).